RPITAPIIE DE C. F. DR BRETAGNE
vouloit pas qu'elle pérît, jeta une amertume salutaire sur ses vaines occupations, et permit que, rebutée de leur mauvais succès, elle en connût mieux le néant, et qu'elle lui rendît tout son ccrnr. Klle eut le l)onliiMir, dans les premiers temps de sa conversion, de forlilicr, par son exemple et par ses conseils, la duchesse de Longueville dans le dessein qu'elle forma aussi de se con\erlir, et fut l'ange visible (lunt Dieu se servi! pour aider à celle princesse à trouver la voie étroite du salut. Catherine, malgré ses continuelles infirmités, allligeoit son corps par des austérités continuelles, goùtoit inie paix profonde et une solitude intérieure au milieu des troubles et des orages dont elle voyait avec douleur l'Église agitée, veillant sans cesse à tous les besoins de cette épouse de J.-C. et de ses membres, surtout de ceux qui soulTroient pour la défense des vérités chrétiennes ; et elle fut rendue digne, par celle charité si compatissante, de contribuer à la paix qui calma pour un temps toutes ces tenqiêtes. Alors, persuadée qu'elle n'avoit plus autre chose à faire que de consommer sa pénitence, elle se retira dans cette maison,' dont elle embrassa toutes les pratiques, et oii ses violentes maladies, qui l'attachèrent au lit pendant les onze dernières années de sa vie, l'empêchèrent seules de faire profession. Mais elles n'empêchèrent pas sa régularité à réciter tous les jours l'oirice aux mêmes heures de la communauté, son attention aux nécessités du prochain, sa charité pour toutes les sœurs, et surtout son attention à Dieu dans une adoration perpétuelle au milieu de tous ses maux, qu'elle souffrit avec une extrême humilité et avec une patience incroyable. Enfin, âgée de soixante-
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quatorze ans, après avoir laissé ce qui lui restoit de biens aa\pau\Tes, et vi-cu en pauvre elle-même, elle rendit son âme à Dieu, munie de tous les sacrements des mourants, au milieu de toutes les sœurs le '