‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 108 sur 249 · Fénclon · texte numérisé non relu

Fénclon

5. Itacine fils y avait passé en se rendant ;\ la Haye. M . de Torcy l'avait envoyé porter des dépêches à M. de Bonrepaux, ambassadeur de France.

CORRESPONDANCE. m

dernier, et qu'il a ('■ti' l'orl content de l'entretien qu'il a [eu] avec lui. Je suis à vous de tout mon cœur.

Racine.'

1. M. Aicno Martin a, dans le tome VI, p. 190-197 de l'oditiuii de 1814, ajoutij deux lettres à cette corres|)ondanci' de Racine et de Boileau : l'une de Bacine à Boileau, l'autre do Boileau à liacine, qu'il a publiées d'après des u manuscrits autographes faisant partie de la collection de M. Feuillet de Conciles ». Voici ces deux lettres qui, selon l'éditeur, devraient se placer vers l'année 1090 :

RACINE A BOILEAl.

• Le 28.

" Je suis fort touché des inquiétudes que vous montrez sur ma santé, et je vous demande pardon si j'ai été si longtemps sans vous faire réponse pour M. de Lamoignon. Ma santé est fort bonne, Dieu merci; mais je suis trop occupé à donner la dernière main à ma pièce d'Ailialie pour me rendre à riionneur que veulent me faire madame de Lamoignon et le P. de La Rue. Je vous scrois bien obligé de m'obtenir que le récit fût remis à la semaine prochaine. Appuyez, je vous supplie, sur mon regret et sur mes respects. Je preudrois bien la liberté de leur écrire à tous deux ; mais, en vérité, vous ferez la chose mieux que moi. Je vous demande encore pardon de toutes les peines que je vous donne, et suis bien entièrement à vous, u

BOII.t AI A nAClNE.

« X Versailles, à 6 heures.

<i Le contre-temps de votre indisposition a été bien fâcheux; car, en arrivant à Versailles, j'ai joui d'une merveilleuse bonue fortune : j'ai été appelé dans la chambre de madame de Maintenon pour voir jouer devant le roi, par les actrices de Saint-Cyr, votre pièce d'Athalie. Quoique les élèves n'eussent que leurs habits ordinaires, tout a été le mieux du monde et a produit un grand effet. Le roi a témoigné être ravi, charmé, enchanté, ainsi que madame de Maintenon. Pour moi, trouvez bon que je vous repèle que vous n'avez pas fait de meilleur ouvrage. Adieu, mon cher monsieur; je suis fort pressé aujourd'hui. Si j'avois plus de loisir, je vous manderois plus au long certains détails, et vous rapporterois un mot charmant de M. de Chartres* sur votre pièce, et qui a fait dire de grands biens de vous par le roi ; mais je vous verrai vraisemblablement demain, et j'aime mieux attendre à vous dire cela de vive voix. Je suis votre très-humble et très-obéissant serviteur. 11

L'authenticité de ces deux lettres est douteuse ; nous n'avons pas cru devoir les admettre à leur place dans cette série.

■ Le duc de Chartres, comme on l'a vu page 117.

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