C'était la flUo d'un des parents do lioiloau
3. Mère de rarclievêque de Paris. Kllu mourut :\ la fin du mois suivant.
ne pouiTois le voir que demain matin après sa messe. Mon dessein est d'aller dimanche au soir ou lundi matin à Versailles, pour revenir avec vous à Paris le lundi même ou le lendemain. Je viens d'envoyer demander chez M. de Cavoie s'il ne vient point demain à Paris comme il me l'avoit dit, et j'ai une grande impatience de le voir.
Le sermon du P. de La Rue fait ici un fort grand bruit aussi bien qu'au pays où vous êtes, et l'on dit qu'il a parlé avec beaucoup de véhémence contre les opinions nouvelles du quiétisme; mais on ne m'a pu rieij dire de précis de ce sermon, et j'ai grande envie de voir quelqu'un qui l'ait entendu. L'amitié qu'avoit pour moi M. de Cambrai ne me permet pas d'être indill'érent sur ce qui le regarde, et je souhaiterois de tout mon cœur qu'un prélat de cette vertu et de ce mérite n'eût point fait un livre qui lui attire tant de chagrins. '
Si par hasard vous voyez monsieur l'abbé de Coislin,dites-lui qu'on m"a apporté de sa part une très-belle Semaine sainte/ et que j'ai beaucoup d'impatience d'être à Versailles pour lui en faire mes très-humbles remerciements. 11 est tous les jours à la messe du roi, et vous pourrez le voir à la sortie de la chapelle.
J'ai vu votre sœur dont on est très-content aux Car-
\. Le livre de Fénelon, intitulé Explication des maximes des saints sur la vie intérieure, qui fut condamné à Rome, avait paru en janvier 1097. Les jésuites surent fort mauvais gré au P. do La Rue de ce sermon.
'2. Ilenri-Cliarlos du Cambout de Coislin, qui fut, cette même année, évêque de Metz.
3. On distribuait des fleures à l'usage de la cliapelle du roi et des Semaines suintes aux personnes qui avaient des dignités ou des charges d'un certain rang à la cour. Cette distribution et d'autres avaient encore lieu sous le régne de Louis XV, et même au commencement de celui de Louis XVI; elles furent supprimées lors des réformes faites par Kecker dans la maison du roi.
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iiiolilcs, et qui témoigne toujours une grande envie de s'y consacrer à Dieu. Votre sœur Nanette nous accable tous les jours de lettre-^ poiu' nous obliger de consentir à la laisser entrer au noviciat. J'ai bien des grâces à rendre à Dieu d'avoir inspiré à vos sœurs tant de ferveur pour son service, et un si grand désir de se sauver. Je voudrois de (ont mon cœur (pie de tels exemples vous touchassent assez pour vous donner envie d'être bon chrétien. Voici un temps' oîi vous voulez bien que je vous exhorte, par toute la tendresse que j'ai pour vous, à faire quelques réflexions un peu sérieuses sur la nécessité qu'il y a de travailler à son salut, en quelque étal (|ue l'on soit appelt'. Votre mère aura beaucoup de joie de vous voir, aussi bien que vos sœurs et \otre petit frère. Bonsoir, mon cher fils.
A l'aris, le 8 juin (1097|.
J'a\ois prié M. Félix de vous faire dire par son laquais que je n'irois point à Port-Royal, et qu'ainsi je ne passerois point par Versailles. Je fus assez chagrin de ne vous pas trouver le jour que j'y allai; mais je me doutai que vous seriez à Mouliiieau ou en visite chez M. de Castigny. - Je savois déjà qu'on vous avoit donné une lettre à faire; mais je saurois volontiers si on a été content de la manière dont vous l'avez faite.
On m'avoit déjà dit la nouvelle de la prise d'Ath, ^ et
). Cette lettre ûtait rcrite le jour du vendredi saint.
2. Premier commis des affaires étrangères. Racine le fils travaillait dans son bureau.