Ath fut prise le 5 juin par Catiuat
j'en ai beaucoup de joie. Vous me ferez plaisir de me mander tout ce que vous apprendrez de nouveau. Voici un temps assez vif, et où il peut arriver à toute heure des nouvelles importantes. Vous me ferez aussi plaisir d'aller trouver M. Moreau ' à l'issue de son dîner, et de le faii-e souvenir de la prière que je lui ai faite de vouloir s'informer du détail de la charge de M. Des Ormes, - dont je lui ai confié que M. Le Verrier ' étoit sur le point de traiter. Je m'emploie d'autant plus volontiers pour M. Le Verrier, que M. Félix m'a fort assuré qu'il ne pensoit plus du tout à cette charge. Cependant ne dites à personne, ni que M. Le Verrier y pense, ni que je vous ai écrit làdessus; et, si M. Moreau vous donne quelque éclaùxissement par écrit, ayez soin de me l'envoyer.
Il se pourroit fort bien faire que je vous irois voir mercredi matin; car j'ai quelque envie de mener votre mère et vos sœurs à Port-Royal pour y être à la procession de l'octave, * et pour revenir le lendemain. Elles sont toutes en fort bonne santé, Dieu merci, et vous fout leurs compliments. J'allai hier aux Carmélites avec votre sœur pour voir la nouvelle prieure, qui n'est point M'"' de La Vallière, " comme M. de Castigny l'a cru, mais la mère du Saint-Esprit, fdle de feu M. Le Boux, conseiller de la grand'chambre, ci-devant maîtresse des novices. Je vous
\. Valet de cliambi'C du duc de Bourgogne.