‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 145 sur 249 · DU P. QUESNEL A M. VUILLARD · texte numérisé non relu

DU P. QUESNEL A M. VUILLARD

14 février lOOG.

Je prends en vérité beaucoup de part à la douleur et à la joie de l'illustre ami : car il y a, en cette occasion, obligation d'unir ce que saint Paul sépare, flere cum flenlibus, gaudere cum yaudenlibus.'L'ji nature s'afflige, et la foi se réjouit dans le même cœur; mais je m'assure que la foi l'emportera bientôt, et que sa joie, se répandant sur la nature, en noiera tous les sentiments humains. Il est impossible qu'une telle séparation n'ait fait d'abord une grande plaie dans un cœur paternel; mais le remède est dans la plaie, et cette affliction est la source de consolations infinies pour l'avenir ; et dès à présent je ne doute point qu'il ne conçoive

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