‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 146 sur 249 · Épitre aux Romains, ch. xii, vers · texte numérisé non relu

Épitre aux Romains, ch. xii, vers

combien il a d'obligation à la bonté de Dieu d'avoir daigné choisir dans son petit troupeau une victime qui lui sera consacrée et immolée toute sa vie en un holocauste d'amour et d'adoration, et de l'avoir cachée dans le secret de sa face, pour y mettre à couvert de la corruption du siècle toutes les bonnes qualités qui ne lui ont été données que pour Dieu. Au bout du compte, il doit s'en prendre un peu à lui-même : la bonne éducation qu'il lui a donnée, et les sentiments de religion qu'il lui a inspirés, l'ont conduite à l'autel du sacrifice; elle a cru ce qu'il lui a dit, que de ces deux hommes qui sont en nous,

L'un tout esprit et tout céleste Veut qu'au ciel sans cesse attaché.

Et des biens éternels touché, Je compte pour rien tout le reste. '

Elle l'a de bonne foi compté pour rien sur sa parole, et plus encore sur celle de Dieu, et s'est résolue d'être sans cesse attachée au ciel et aux biens éternels. Il n'y a donc qu'à louer et à bénir Dieu, et à profiter de cet exemple de détachement des choses du monde que Dieu nous met à tous devant les yeux dans cette généreuse retraite. Je vous prie d'assurer cet heureux père que j'ai offert sa victime h l'autel, et que je suis, avec beaucoup de respect, tout à lui .

DE M. VLILLARD A M. DE PR I- FO NT A INE, '

5 novembre 1698.

.... Mon ami M. Racine a été longtemps malade. 11 me coiitoit, de deux jours l'un, et quelquefois tous les jours, presque une

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