‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 16 sur 249 · Giii-Crescent Fagon, premier médecin de la feue reine · texte numérisé non relu

Giii-Crescent Fagon, premier médecin de la feue reine

4. Boileau, dit Louis Racine, disputait souvent à l'Académie contre Charpentier.

Correction : Noviciat terrible pour un aussi déterminé dormeur que moi; mais que ne fait-on point pour être eu état de contredire M. C""!

5. Chrétien-François de Lamoignon, à qui est dédiée l'cpitre VI de Boileau.

0. Claude Auvry, é\èque de Coutances, trésorier de la Saintc-Cliapelle. Voyez le Lutrin, cliant I.

7. Ici Boileau a rais sur sa copie corrigée, qui est dans les papiers de

CORUESl'ONDANCIi: . 13

Je suis toujours fort affligé de ne vous point voir; mais, fraiicliement, le séjour de Bourbon jusqu'ici ne m'a pas paru si horrible que je me l'étois imaiiiiié : j'ai un jardin pour me promener, et je m'étois préparé à une si grande inquiétude, que je n'en ai pas la moitié de ce que j'en croyois avoir. Celui qui doit porter cette lettre à Moulins me presse fort; c'est ce qui fait que je me hâte de vous dire que je n'ai pas mieux conçu combien je vous aime que depuis notre triste séparation. Mes recommandations au cher M. Félix, et je vous supplie, quand même je l'aurois oublié dans quelqu'une de mes lettres, de supposer toujours que je vous aie parlé de lui, parce que mon cœur l'a fait, si ma main ne l'a pas écrit. Je vous embrasse de tout mon cœur.

Desprkaux.

Brossette, un signe de renvoi à une adilition qui est en entier do sa main. La voici telle que la donne Berriat-Saint-Pris :

« Nous parlons quelquefois de vers, il ne m'en parle point sottement. Il m'en a lu l'autre jour un assez grand nombre de très-m^cliants qui ont été faits l'année passée dans Bourbon même, à l'occasion des eaux de Bourbon. Il me parut qu'il étoit aussi dégoûté de ces vers que moi, et pour vous montrer que je ao suis encore guéri de rien, c'est que je ne pus m'enipêchcr de faire sur-le-cliamp, ;\ propos de ces misérables vers, cette cpigramme que j'adresse à la fontaine de Bourbon :

Oui. vous pouvez chasser l'humeur apoplectique, Rendrt^ le niouveuient au corps paralytique ; Et guérir tous les maux les plus invétérés. Mais quaad je lis ces vers, par votre onde inspirés,

11 me paroil. admirable fontaine, Que vous n'eûtes jamais la vertu d'Hippocrène. »

Comme cette addition, dans les papiers de Brossette, .se trouvait après la lettre à Racine du 19 mai 1687, n» 1, M. Laverdet, Supplément, p. 379, l'a imprimée à la suite de cette lettre, avec laquelle elle n'a aucun rapport. Ce qu'il y a de singulier, c'est que dans le dernier alinéa de la lettre n" 1, Boileau parle de La Bruyère, et que l'addition, dans la publication de M. Laverdet, parait aiusi s'appliquer tout entière à l'auteur des Caractères. (M. Chéron.)

n CORRESPONDANCE.

r.ACIXE A BOILEAU.

A Paris, ce 25 juillet (1087.)

Je coniniençois à iii'eiiiiuyer beaucoup de ne point recevoir de vos nouvelles, et je ne savois même que répondre à quantité de gens qui m'en demandoient. Le roi, il y a trois jours, me demanda à son dîner comment alloit voire extinction de voix : je lui dis que vous étiez à Bourbon. Monsieur prit aussitôt la parole et me fit làdessus force questions, aussi bien que Madame,- et vous fîtes l'entretien de plus de la moitié du dîner. Je me trouvai le lendemain sur le chemin de M. de Louvois, qui me parla aussi de vous, mais avec beaucoup de bonté, et me disant, en propres mots, qu'il étoit très-fàché que cela durât si longtemps. Je ne vous dis rien de mille autres qui me parlent tous les jours de vous, et quoique j'espère que vous retrouverez bientôt votre \oix lout entière, je doute que vous en ayez jamais assez pour suflire à tous les remerciements que vous aurez à faire.

Je me suis laissé débaucher par M. Félix pour aller demain avec le roi à Maintenon : c'est un voyage de quatre jours. M. de Termes nous mène dans son carrosse; et j'ai aussi débauché M. Hessein ' pour faire le quatrième. 11 se plaint toujours beaucoup de ses vapeurs, et je vois bien qu'il espère se soulager par quelque dispute de

\. L'autographe est à la Bililiotlièf[ue natinnale.

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