VIII
18 CORRESPONDANCi:.
père de vous soulager dans les disputes que vous aurez avec lui, sauf à la perdre encore une fois pour vous rendre cet office. Je vous prie pourtant de lui faire bien des amitiés de ma part, et de lui faire entendre que ses contradictions me seront toujours beaucoup plus agréables que les complaisances et les applaudissements fades de la plupart des amateurs de beaux esprits. 11 s'est trouvé ici, parmi les capucins, un de ces amateurs qui a fait des vers à ma louange. J'admire ce que c'est que des hommes : \'(milas, et omnia vanilas. Cette sentence ne m'a jamais paru si vraie qu'en fréquentant ces bons et crasseux pères. Je suis bien fùclié que vous ne vous soyez point encore habitué à Auteuil, où
Ipsi te fontes, ipsa bajc arbusta vocabant, •
c'es-tà-dire où mes deux puits - et mes abricotiers vous appeloient.
Vous faites très-bien d'aller à Maintenon avec une compagnie aussi agréable (jue celle dont vous me pariez, puisque vous y trouverez votre utilité et votre plaisir.
Omnc tulit piinctiim,....'
Je n'ai jamais pu deviner la critique que peut faire M. l'abbé Tallemant ^ sur l'endroit de l'épitaplie que vous m'avez marqué.^ N'est-ce point qu'il prétend que ces termes ; il fat nomme, semblent dire que le roi Louis XIH a tenu M. Le Tellier sur les fonts de baptême; ou bien que c'est mal dit: que le roi le clioisil pour remplir la charge, etc., parce que c'est la charge qui a rempli