‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 39 sur 249 · Racine avait d'abord écrit : n bien des offensés · texte numérisé non relu

Racine avait d'abord écrit : n bien des offensés

On m'a dit, chez madame ilanchon, que M. Marchand partoil lundi prochain pour Bourbon :

Huil vercor ne quid Andria apportet niali. '

Franchement j'appréhende un peu (pi'il ne vous retienne. Il aime fort son plaisir. Cependant je suis assuré que M. Bourdier même vous dira de vous en aller. Le bien que les eaux vous pouvoient faire est peut-être fait : elles auront mis votre poitrine en bon train. Les remèdes ne font pas toujours sur-le-champ leur plein effet; et mille gens qui étoient allés à Bourbon pour des foiblesses de jambes, n'ont recommencé à bien marcher que lorsqu'ils oui été de retour chez eux. Adieu, mon cher monsieur ; vous me demandez pardon de m'avoir écrit une lettre trop courte, et vous avez raison de le demander; et moi je vous le demande d'en avoir écrit une trop longue, et j"ai peut-être raison aussi.

I5oili;au a racine.

A Bourbon, 28 août [1687].

Je ne m'étonne point, monsieur, que M"" la princesse de Conti soit dans le sentiment où elle est. Quand elle auroit perdu la voix, il lui resteroit encore un million de charmes pour se consoler de cette perte ; elle seroit encore la plus parfaite chose que la nature ait produite depuis longtemps. 11 n'en est pas ainsi d'un misérable qui a besoin de sa voix pour être souffert des hommes,

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