‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 48 sur 249 · L'autographe existe à la Bihliothèque nationale · texte numérisé non relu

L'autographe existe à la Bihliothèque nationale

liier. Encore l'ut-il ;il);iii(loiiin'' un iiionieiil après [)ar les grenadiers du rôginuMil des gardes, qui s'épnuvanlèrent mal à propos, et que leurs olFiciers ne purent retenir, même en leur présentant i'épée nue, comme pour les percer. Le lendemain, qui étoit hier, sur les neuf heures du malin, on recounnenra une autre attaque a\ec beaucoup plus de précaution cjue la précédente. On choisit pour cela huit compagnies de grenadiers, tant du régiment du roi que d'autres régiments, qui tous méprisent fort les soldats des gardes, qu'ils appellent des Pierrots. ' On connnanda aussi cent cinquante mousquetaires des deux compagnies pour soutenir les grenadiers. L'attaque se fit avec une vigueur extraordinaire, et dura trois bons quarts d'heure; car les ennemis se défendirent en fort braves gens, et quehjucs-uns dViilre eux se colletèrent même avec quelques-uns do nos oITiciers. Mais comment auroient-ils pu faire? Pendant qu'ils étoient aux mains, tout notre canon tiroit sans discontinuer sur les deux demi-lunes qui dévoient les couvrir, et d'où, malgré cette tempête de canon, on ne laissoit pourtant pas de faire un feu épouvantable. Nos bombes tomboient aussi à tous moments sur ces demi-lunes, et sembloient les renverser sens dessus dessous.- Enfin nos gens demeurèrent les maîtres, et s'établirent de manière qu'on n'a pas même osé depuis les inquiéter. Nous y avons bien perdu deux cents hommes, entre autre huit ou dix mousquetaires, du nombre desquels étoit le fils de AL le prince de Courtenai, qui a été trouvé mort dans la palissade de la demi-lune, car quelques mousquetaires poussèrent jusque dans cette

1. Le blanc dominait dans leur costume. On les appelait encore ainsi en 1780.

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