‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 67 sur 249 · XXX · texte numérisé non relu

XXX

RACINE A BOILEAU

A Fontainebleau, le 3 octobre [1092].

Votre ancien laquais, dont j'ai oublié le nom, ni';i l'ait grand plaisir ce matin en m'apprenant de vos nouvelles. A ce que je vois, vous êtes dans une fort grande solitude à Auteuil, et vous n'en partez point. Est-il possible que vous puissiez être si longtemps seul, et ne point faire du tout de vers'? Je m'attends qu'à mon letoiu' je trouverai votre Satire des femmes entièrement achevée. Pour moi, il s'en faut bien queje ne sois aussi solitaire que vous. M. de Cavoie a voulu encore à toute force que je logeasse chez lui, et il ne m'a pas été possible d'obtenir de lui que je fisse tendre un lit dans votre maison, où je n'aurois pas été si magnifiquement [que] chez lui;- mais j'y aurois été plus tranquillement et avec plus de liberté.

Cependant elle n'a été marquée pour personne, au

pouvons ni garantir ni contester rr.ulhenticité; le mot transcrit semble la rendre assez probable. Cet autographe ne s'arrêie pas à ces derniers mots, mais se termine ainsi ; « Je vous conjure de me donner de vos nouvelles. M. de Cavoie vous fait mille baisemains, et n'est pas moins empressé chaque jour à s'informer si l'ordinaire m'a apporté une lettre de vous. Je suis bien touché de l'intérêt que vous avez pris au rétablissement de mon fils, et je suis bien entièrement à vous. Rvci\E. » \ part cette addition et la date de l'année 100'2. le texte est exactement conforme i celui de la Bibliothèque nationale. (P. M.)

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