‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 78 sur 249 · Voyez satire X, vers · texte numérisé non relu

Voyez satire X, vers

-4. De Scri^nan était aide-major des giirdes du corps. Cf. Saint-Simon, édition Garnier frères, t. XWIV, p. '208.

CORRESPONDAXCt:. 99

M. le prince de C.nwii iiit'inc m'a ii'iunigiH' [jrciuire beaucoup de part à votre joie.

Nous partons mardi matin pour aller camper sous Mons. Le roi se mettra à la tète de l'armée de M. de Boulilers. M. de LuxtMubnurg, avec la sienne, nous côtoiera de fort prés. Le roi envoie les dames à Maubeuge : ainsi nous voilà à la veille des grandes nouvelles. Je vous donne le bonsoir, et suis entièrement à vous.

Songez à nos ordonnances. Prenez aussi la peine de recommander à M. Dongois le petit Mercier , valet de chambre de madame de Maintenon. 11 voudroit avoir pour counnissaire, pour la conclusion de son all'aire, ou M. l'abbé Brunet, ou M. l'abbé Petit.' Si cela se peut faire dans les règles, et sans blesser la conscience, il faudioit tâcher de lui faire avoir ce qu'il demande.

Suscriplion : \ Monsieur Monsieur Despréaux, à Paris.

xxw.-

B (> I L E A U A RACINE

Paris, mardi 'Jjuiii 1093.

Je sors de notre assemblée,' où j'ai été principalement pour parler à .AI. do Tourreil ; mais il ne s'y est point trouvé. U s'étuit

1. Conseillers clercs. L'abbé Petit était oncle maternel de Gilbert des Voisins, gendre de Dongois. (B.-S.-P.)

i. Cette lettre ne se trouve pas parmi les manuscrits de la Bibliotbèque nationale. Elle n'est pas dans le recueil de Louis Racine. Elle a été publiée d'abord par Cizeron-Rival, Lettres fumilières, tome 111, p. 71, sur une copie corrigée par Boileau. M. Cerriat-Saint-Prix, qui avait la lettre orif.'inale sous les j'eus, l'a reproduite conformément au texte de Cizeron-Iîi\al, mais en donnant en variantes les leçons primitives.

3. De l'.Vcadémie des inscriptions. Boileau, en corrigeant, a ajouté c( des inscriptions » après le mot assemblée.

y'^'^niversitaa ^*N.

ICO CORRESPONDANCE.

chargé de parler de nos ordonnances à M. de Pontcliartrain le père, et il m'en devoit rendre compte aujourd'hui. J'envoyerai demain savoir s'il est malade, et pourquoi il n'est pas venu. Cependant M. l'abbé Renaudot m'a promis aussi d'agir tris-fortement auprès du même ministre, et de mettre le cœur au ventre à M. de Pontchartrain le fils pour nous faire avoir satisfaction. Il doit venir jeudi dîner avec moi et me raconter tout ce qu'il aura fait : ainsi il ne se perdra point de temps. M. Dongois doit me mener voir M. de Bie, qui est fort de ses amis, et qui me fit plaisir l'année passée.

Madame Racine me fit l'honneur de souper dimanche chez moi, avec toute votre petite et agréable famille. Cela se passa fort gaiement, mon rhume étant presque entièrement pa'^sé. Je n'ai jamais vu une si belle journée. J'entretins fort monsieur voire fils, qui, i\ mon sens, croît toujours en mérite et en esprit. Il memontra une traduction qu'il a faite d'une harangue de Tite-Live. J'en fus fort charmé. Je crois non-seulement qu'il sera habile pour les lettres, mais qu'il aura la conversation agréable, parce qu'en effet il pense beaucoup , et qu'il conçoit fort vivement tout ce qu'on lui dit. Je ne saurois trouver de termes assez forts pour vous remercier des mouvements que vous vous donnez pour monsieur le doyen de Sens; ' et quand l'afTaire ne réussiroit point, je vous puis assurer que je n'oublierai jamais la sensible obligation que je vous ai.

Vous m'avez fort surpris en me mandant l'empressement qu'ont deux des plus grands princes de la terre pour voir des ouvrages que je n'ai pas achevés. - En vérité, mou cher monsieur, je tremble qu'ils ne se soient trop aisément laissé prévenir en ma faveur; car, pour vous dire sincèrement ce qui se passe en moi au sujet de ces derniers ouvrages, il y a des moments où je crois n'avoir rien fait de mieux; mais il y en a aussi beaucoup Où je n'en suis point du tout content, et je fais résolution de ne les jamais laisser imprimer. Oh! qu'heureux est M. Charpentier, qui , même souvent bafoué sur les siens, demeure parfaitement persuadé de l'excellence de son esprit ! 11 a tantôt apporté à

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