Daniel, cli. xiii, verset
G. Saint Paul, épître I aux Corinthiens, cli. v, versets 9-11. A la marge du manuscrit, il y a : oijvav«ijiii-vu!7(lo;i. (B.-S.-P.)
de Tussanus,' qui est trop clairement démentie par l'endroit des servantes de Pénélope. M. Perrault ne peut-il pas avoir quelque ami grec qui lui fournisse des mé-
RACINE A JiOII.EAU.
A Fontainebleau, le 2S septembre [lG9i].
Je suppose que vous êtes de retour de voire voyage,' afin que vous puissiez bientôt ni'envoyer vos avis sur un nouveau cantique* que j'ai fait depuis que je suis ici, et que je ne crois pas qui soit suivi d'aucun autre. Ceux que Moreau^^ a mis en musique ont extrêmement plu : il est ici, et le roi doit les lui entendre chanter au premier jour.
1. Jacques Toussain, helléniste, mort en 1517, qui a pris le nom de Tussanus sur son Lcxicon grœco-iad'imi». Jacques Toussain, au motMiyvOio, dit: Miy/udOm rein habere; sed proprie, vir mulieri \uy'/\iriOaidicilur, non mulier viro. C'est de cette distinction erronée que Racine conseille sans doute à Buileau de ne pas faire usage.
Boiloau a profité de cet avis, car dans ses Béllexions criliijues il ne cite pas Toussain. (B.-S.-P.)
2. Cette lettre se trouve dans le recueil de Louis Racine, p. 232, mais l'autographe n'est pas à la Bibliothèque nationale. Nous nous en rapportons à M. Berriat-Saint-Prix, qui avait le manuscrit original sous les yeux.
3. Tout ce que nous savons sur ce voyage, c'est qu'il dut Ctre de courte durée, puisque vingt-deux jours auparavant (0 septembre) Boileau était à la clôture de l'Académie des Médailles. {Registres de l'Académie.)
i. On voit, par les citations faites dans la lettre suivante, qu'il s'agit du cantique sur le bonheur des justes et le malheur des réprouvés.
5. Jean-Baptiste Moreau, maître de musique de la chambre du roi, né h Angers en K'mG, mort à Paris le 2i août 1723. On lui doit la musique des Bergers de ilarly, divertissement pour la cour ; les chœurs de Jonathas, tragédie de Duché; les chœurs A'Esther et A'.Mhatie, de Racine; la musique de plusieurs chansons et cantates de Lainez, etc.
COlilU'SrONDAXCE. 123
Pri'iH'z la peine de lire le septième' chapitre de la Sagesse, d'di'i ces derniers vers ont été tirés : je ne les donnerai [Kiiiii ([ii'ils n'aient passé par vos mains; mais vous me ferez plaisir de me les renvoyer le plus tôt que vous pourrez. Je voudrois bien qu'on ne m'eût point engagé dans un embarras di^ cette nature; mais j'espère m'en tirer en substituant à ma place ce M. Bardou- que vous avez vu à Paris.
Vous savez bien, sans doute, que les Allemands ont repassé le Rhin, et même avec quelque espèce de honte. On dit que l'on leur a tué ou pris sept à huit cents hommes, et qu'ils ont abandonné trois pièces de canon. ^ Il est venu une lettre à Madame, par laquelle on lui mande que le Rhin s'élolt débordé tout à coup, et que près de quatre mille Allemands ont été noyés; mais, au moment que je vous écris, le roi n'a point encore reçu de confirmation de cette nouvelle. ^On dit que le niilord fîarclai estdevant Calais pour le bombarder. Monsieur le maréchal de Viileroi s'est jeté dedans ^ Voilà toutes les nouvelles de la guerre. Si vous