‹ Œuvres complètes de Rollin avec notes et éclaircissements sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce des anciens (volume 2)Chapitre 101 sur 178 · DES SCIENCES SUPERIEURES · texte numérisé non relu

DES SCIENCES SUPERIEURES

Noos voici arrivés à ce qu’il y a de plus grand et de plus élevé dans l’ordre' des connaissances naturelles ; j’entends la philosophie et les raathémathiques , qui en sout une branche, qui ont sous elles un grand nombre d'arts et de sciences qui en dépendent ou qui y ont rapport, et dont l’étude demande, pour y réussir , de la force et de l’étendue d'esprit, et perfectionne à son tour ces qualités naturelles. On conçoit bien que des matières si variées, si étendues , si importantes , ne peuvent être traitées ici que très-superficiellement. Je ne prétends pas même los embrasser toutes, ni en faire un détail exact. J'en cueillerai lu fienr, pour ainsi dite , et je m’arrêterai à ce qui me paraîtra le plus propre A satisfaire, ou plutôt à exciter la curiosité des lecteurs peu éclairés sur ces matières, et à leur donner une légère idée de l'histoire des grands hommes qui se sont distingués dans ces sciences , et des progrès qu’elles ont pu faire en passant des anciens aux modernes; car il n'en est pas ici comme des belles-lettres , 0(1 certainement, pour ne rien dire de plus, les siècles postérieurs n'ont rien ajouté aux productions d’Athènes et de Rome.

Toutes les sciences dont je dois ici parler peuvent se diviser en deux parties, qui sont la philosophie et les mathématiques. La philosophie fera la matière de ce vingt-huitième livre; et les mathématiques celle du suivant, qui sera le dernier.

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