‹ Œuvres complètes de Rollin avec notes et éclaircissements sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce des anciens (volume 3)Chapitre 11 sur 125 · DES MOEURS ET COUTUMES DES EGYPTIENS · texte numérisé non relu

DES MOEURS ET COUTUMES DES EGYPTIENS

L'Egypte a toujours été regardée parmi les anciens comme l'école la plus renommée en matière de politique et de sagesse , et comme l'origine de la plupart des arts et des sciences. Ses plus nobles travaux et son plus bel art consistaient à former les hommes. La Grèce en était si persuadée , que ses plus grands hommes , un Homère , un Pythagore, un Platon , I.ycurgue même et Solon , ces deux grands législateurs, et beaucoup d’autres qu'il est inutile de nommer, allèrent exprès en Égypte pour s'y perfectionner, et pour y puiser en tout genre d’érudition les plus rares connaissances. Dieu même lui a rendu un glorieux témoignage , en louant Moïse « d’a- « voir été instruit dans toute la sagesse des a Égyiitiens'. »

Pour donner quelque idée des mœurs et des coutumes de l’Égypte , je m'arrêterai principalement A ce qui regarde les rois et le gouvernement ; les prêtres et la religion; les soldats et la guerre; les sciences, les arts et les métiers.

Je dois avertir le lecteur de n’être pas surpris s'il rencontre quelquefois parmi les coutumes que je rapporte une espèce de contradiction. Elle vient, ou de la diCTérence des pays cl des peuples, qui ne suivaient pas toujours les mêmes usages , ou de la diversité des sentiments de la part des historiens qui me servent de guides.

•Act.7, 2a.

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