II. — Ral-ion de la colère de Dieu contre Babylone
Ce qui allume la colère de Dieu conlre Babylone , est l’orgueil insupportable de celle ville, la dureté inhumaine <[u’clle exerce contre les Juifs, et l'impiété sacrilège de son i;oi.
Son orgueil'. Elle se croit invincible. Elle
» Jerem. 25,11.
* «Diii&Ü: lo sempilcroum ero docuina.... DIcia üi
dit en son cœur ; Je suis reine , et je le serai loujours. Aucune autre puissance ne m'esi égale : toutes me sont assujetties ou tributaires ou alliées. Je ne serai jamais ni veuve, ni slérile ; et l’éternité est marquée dansma deslinée , selon tous ceux qui l'ont étudiée dans les astres.
Sa dureté. C’est Dieu lui-méme qui s'en plainl. J’ai voulu punir mon peuple ', dil-il , mais en père. Je l’ai exilé pour un temps i Babylone , dans le dessein de l’en rappeler quand il serait devenu plus reconnaissani et plus fidèle. Mais Babylone et son prince ont joint ù un clnUimenl paternel de ma pari une cruaulé et une inhumanité très-opposée à ma clémence. Leur dessein a été de perdre, cl le mien était de sauver. Bs ont converti le bannissement en une dure captivité, où ni l’âge, ni la faiblesse, ni la vertu, n’ont trouvé de compassion et d’égards.
L’impiété .wrilége de son roi. Ballasar joignit à l’orgueil et à la dureté de ses prédécesseurs une impiété qui lui fut particulière. Il ne préféra pas seulement ses fausses divinilc-s au vrai et unique Dieu , il crut encore l’avoir vaincu , parce qu’il avait dans son pouvoir te vaisseaux qui avaient servi à son culte ; cl, comme pour lui insulter, il affecta de les destiner à des usages profanes. C’est ce qui rail le comble à la colère de Dieu.