Confiance en Dieu , caractère dominant d'EiècSIaa
Il est remarquable que le Saint-Esprit, seul bon juge du véritable mérite des hommes, pour faire l’éloge d’un prince aussi saint qu’Ezèrhias, se contente de dire qu'il a mis sa confiance dans le Seigneur, le Dieu d'Israël : In Domino, Deo Israël, speravit *. L'Ecriture ajoute qu'il porta cette vertu plus loin qu’aucun des rois de Juda qui l’ont suivi et qui l’ont précédé. En effet, jamais foi ne fut mise à une si dure et si longue épreuve. Tout était contre lui. Il paraissait de la folie à attendre encore le secours du ciel lorsque tout était désespéré, et à refuser, sur la parole d’un seul homme, ou de se rendre aux Assyriens, ou d’implorer un secours étranger. Mais, fortement appuyé sur la parole de Dieu, il demeura ferme comme s’il eût vu l’invisible , et il s’attacha à la promesse par l’immobilité d'une espérance invariable, sans se laisser affaiblir par aucun des motifs les plus
> lut. 10. il.
•4 Heg, 18, 6
pressants. L'événement justifia sa conduite. Quand la protection de Dieu eut enfin éclaté par la destruction entière de l'armée des Assyriens , celui qui , la veille, était regardé de tous comme un insensé et un imbécile, devint tout d'un coup , aux yeux de ces mêmes censeurs , l’homme du monde le plus sage de s’être fié au Tout-Puissant. Il en sera toujours ainsi , et quiconque espérera en Dieu ne sera jamais confondu.