‹ Œuvres complètes de saint François de Sales (volume 5)Chapitre 11 sur 158 · SUR LA TRISTESSE · texte numérisé non relu

SUR LA TRISTESSE

sonne spirituelle et prudente, et luy declarer tous les ressentimens, affections, et suggestions qui arrivent de nostre tristesse, et les raisons avec lesquelles nous les nourrissons; et cela il le faut faire humblement et fidellement.

Et notez que la premiere condition que le malin met en l'ame qu'il veut affliger et seduire, c’est le silence, comme font les seditieux dans les conspirations et fascheux evenemens; car ils demandent surtout que leurs entreprinses et resolulions soient secrettes. Dieu, au contraire, demande pour la premiere condition, la discretion, ne voulant pas à la verité que l’on descouvre indiscretement ses graces et faveurs, mais bien que l'on les descouvre avec prudence, et selon les regles d’une humble discretion, aux personnes de qualitez requises.

CoNCLUSION.

Ces regles sont grossieres, et seulement bonnes à combattre la tristesse et inquietude demesurée. Ceux qui ont plus de discernement aux choses spirituelles, se pourront guider par d'autres voyes, que Nostre-Seigneur leur suggerera : cependant, si celles-cy peuvent servir, employez-les soigneusement, et priez pour celuy qui vous les a marquées.

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