‹ Œuvres complètes de saint François de Sales (volume 5)Chapitre 144 sur 158 · DC · texte numérisé non relu

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Poùr observer l’ancienne coustume de saluer la glorieuse Vierge à genoux et teste nue, toutes les fois que l’on sonne pour en advertir le matin, à midy et au soir, selon la tradition immemoriale de l'Eglise universelle, les Confreres reciteront tous les jours la Salutation angelique de la mesme façon, à sçavoir à ge= noux el teste nue ; en quelque lieu qu'ils se réu Vents quand ce seroit mesme au milieu des rues ou des places publiques, toutes les fois que l'on sonnera le signal à la grande eglise, par, exemple, à Annecy, à celle de Nostre-Dame ; affin qu’oultre le gain des indulgences que les Souverains Pontifes ont concedées à ceux qui reciteront cette Salutation, par cet humble service rendu à la glorieuse Vierge ; les provinces de toute la Savoye puissent estre deslivrées et preservées de maladies, des pestes , des tempestes, des gresles, et autres corruptions et troubles de l'air.

S'il arrive que les Confreres rencontrent le Sainct-Sacrement lorsqu'on le porte aux malades, à moins qu'ils n’ayent des em= peschemens tres-grands, ils seront tenus de l’accompaigner en

priant pour la santé du malédé, Ils iront aussi visiter les malades et les prisonniers, quand ils sauront qu'il y en aura.

Aussitost qu'on s'appercevra de quelque procez ou dissension entre les Confreres, de quelque petite consequence et pour

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