CHAPITRE IV
Er que ce qui est requis, pour lä nourriture et les vestemens, soit distribué à une chacune d’entre vous par vostre Superieure, non pas esgalement à toutes, parce que vous n'estes pas toutes de mesme complexion ; mais à une chacune, selon qu'il sera besoin : car ainsi lisez-vous és Actes des Apostres (ch. 2 et #) que toutes
choses leur estoient communes, et qu’on distribuoit à un chacun en particuher selon sa necessité. Que celles qui avoient quelque chose au siecle, lors de leur entrée au Monastere vueillent librement que cela soit commun; mais celles qui n’avoient rien, qu’elles ne recherchent pas au Monastere ce que mesme elles n’ont pas peu avoir hors d’iceluy. Et toutesfois qu’on baiïlle ce qui est necessaire pour leur infirmité, quoy que leur pauvreté n’eust pas peu mesme treuver les choses qui leur estoient necessaires, tandis quelles estoient au siecle, et que pour cela elles ne pensent pas d’estre heureuses, si elles ont treuvé la nourriture et les vestemens, tels qu’elles ne les eussent peu treuver dehors.