Si la tentation continue, ne laissez pas de communier
4. Fuyr la curiosité aux autres moindres choses. Arretez-vous à la seule cognoissance de Nostre-Seigneur Jesus-Christ crucifié.
5. Quant à la consideration, dés le jour precedent, à l’orayson et à l'examen, dressez vostre pensée vers Nostre-Seigneur en ce divin sacrement.
6. Usez de quelques eslans et pensées affectives à ce subjet.
1. Appliquez mesme l’orayson mentale au mesme subjet, considerant Nostre-Seigneur vous y presentant les mesmes bienfaicts, ou vous donnant les mesmes enseignemens qu'il a donnez aux autres, et ainsi des autres mysteres.
8. Ressouvenez-vous des plus signalez bienfaicts receus de Nostre-Seigneur au jour de la communion.
9. Employez mesme l'imagination pour vous exciter à la devotion vers le divin Sauveur qui se donne à vous, soit vous representant les caresses de Nostre-Dame et de S. Joseph, en portant ce divin enfant en son enfance, et les gousts et consolations extraordmaires qu'ils ressentoient en le baysant, le caressant : comme aussi les douceurs que ressentit Nostre-Dame, lorsqu'elle le conçeut à la parolle de l'ange, par l’operation du Sainct-Esprit.
Voicy l'usage de tous ces advis.
Eslevation.
O sacré pain de vie! comme je viens à vous en la simplicité de ma foy, pour me nourrir et me substanter de vostre precieuse chair, donnez-vous aussi à moy en la douceur et en la plenitude de vostre amour. Que toute autre cognoissance des choses creées perisse en mon esprit, à l'aspect et à la lumiere de vos veritez. Que toute ma science et ma cognoissance soit de vous cognoistre, à Jésus crucifié pour mon amour, dont vous me laissez un parfaict, memorial en ce sacrement! |
Quand sera-ce, Ô mon âme! qu’ainsi qu'un cerf alteré, tu estancheras les ardeurs de ta soif dans les sourcessacrées de ton Sauveur! Ah! quand viendray-je, et quand me presenteray-je devant luy? Ce n’est plus chez le pharisien que je vous chercheray avec la Magdelene, ny à l’entour du sepulchre, mais dans vostre mayson, Ô mon Dieu! sur cet autel et dans vostre tabernacle. Je sçay bien que j'en suis indigne, Ô mon Dieu! mais, comme un autre prodigue, je retourne à vous, et vous demande misericorde et la grace de rentrer à vostre service.