‹ Œuvres complètes de Saint-François de Sales (volume 3)Chapitre 107 sur 185 · V.)2 Li:tts · texte numérisé non relu

V.)2 Li:tts

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^ii V'-î.pe pr:ine vous tient au sentiment, oomme ii me semble que vou.', !ê -i.:.'niriez. chanîrez -J'exercioes eùppopels, quar-d vous on iepez ppess»-;e : si vous ne pouvez boanemt^nt chan;;:er d'exeroines, changez de plaee et de posture. Cela se dissipe par ces divep.-ïilftz.

.Si elle vous tient en l'imaizination. chanter, se tenir avec les autres, changer d'exepcice spirituel, o'est-à-dire passer de l'un à i'autpe. et le-» change mens de place vous aydt^PL'iit eL:ùPe.

SiiPtout ne vûîJ.T e-tonnez point, mais ren-M.ivelez souvent vos vœux, »;t humiliez-vous «levant Dieu. Prome!:î.ez à vo^tP:^ cœurla victoipe de la part de la Saini.-te Vier^ie.

Si quelque chose vous tient en scrupule, dites-le hapdyment et courageusement, sans faire aucune retlexion, Iop?«.|ue vous allez à la penrtence. Mais j'espère en Dieu quavec un esprit noble vous vous tiendrez exempte de tout ce qui peut donner scrupule.

Je veux bien que vous portiez une fois la sepmaine la haire. sinon que vous cognoissiez que cela vous rendist trop paresseuse es aulres exercices plus iaiportans, comme il arrive quelquesfois.

Tenez bon , ma tres-chere fille, pour l'estroicte observance des Règles, pour la bien-seance de vostre personne et de toute la mayson. Faites observer un grand respect aux lieux et aux choses sacrées. Le soing que vous aurez en tout cela sera grandement

(1) La Mère de Blonay.

LE FONDATEUR d'oRDRE. 433

aggreable àNostre Seigneur, surtout si vous le prenez avec humilité, douceur et tranquillité.

Nos sœurs vous diront toutes les nouvelles de deçà , et de la réception de la bonne Madame de Chatelar, et de Mademoiselle d'Avisé. Cela fait un peu de mal au cœur des mondains, mais il n'y a remède; il faut que Nostre Seigneur soit servy.

Je dy à nostre sœur de Gouffié, que je voulois meshuy m'essayer de donner de la générosité à la dévotion de nos sœurs, et en osterla tendreté que Ton a souvent sursoy-mesme. Geste petite douillelterie, qui este le repos et nous fait désirer des particularitez spirituelles et intérieures, nous fait excuser nos humeurs et flatter nos inclinations : mais, ma tres-chere fille, ce n'est pas besongne faite, bien qu'en vérité toutes s'y acheminent. Or, je ne doubte point que Dieu ne vous donne les mesmes sentimens, puisque vous estes un mesme esprit avec tous nous,

J'appreuve que vous continuiez d'appeler nostre mère, Mère, puisque c'est vostre consolation ; et que vous m'appeiliez Père, puisque j'ay pour vous un cœur extraordinaireraent plus que paternel. Sçachez, ma chère fille, que depuis que vous estes en charge, vous m'estes tousjours si présente, que je suis, ce me semble, perpétuellement avec vous, non sans faire mille et mille souhaicts sur vostre chère ame.

Pour Dieu, saluez un peu Monseigneur l'Archevesque quelquesfois de ma part. Vous ne sçauriez croire que je luy suis, et comme Dieu bénit sa petite visite qu'il fit icy. Je salue M. de Sainct-Nizier, duquel vous vous loiieztant : Dieu aggran disse ses bénédictions sur luy et sur nostre M. l'Aumosnier. Item je salue Madame la présidente Le Blanc , quand vous la verrez ; et M. Golin et Vulliat, laissant à part ma chère sœur Marie-Peronne, à qui je suis tout, et à toutes nos bonnes sœurs. Je salue enfin vostre cœur, que le mien chérit de toutes ses forces, et luy souhaitte la bénédiction de celuy de Nostre Seigneur, auquel soit gloire éternellement. Amen, et à celuy de sa tres-saincte Mère Nostre-Dame.

Vostre renouvellement n'ayant pas esté fait le jour de la Présentation, vous le pourrez faire le jour de l'an, ou les Roys, ou comme Monseigneur l'Archevesque voudra : car je croybien que vous voudrez que ce soit luy qui le reçoive. Nos sœurs d'icy dirent avant la messe, pendant que je m'habillois, le Veni, Creator; et après le renouvellement, le Laudate Dominum, omnes gentes, et prononcèrent bien gravement leur renouvellement.

Ma chère fille, helas ! je suis tout vostre.

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