‹ Œuvres complètes de Saint-François de Sales (volume 3)Chapitre 27 sur 185 · e ritornando a farle profonda riverenza, resto suo di · texte numérisé non relu

e ritornando a farle profonda riverenza, resto suo di

volissimo e humil — Fran-

CESCO, vesc.

de pieté de ce grand homme et prélat. Je bayse humblement les mains sacrées de V. S. 111., et avec le plus profond respect je suis son tres-humble et tresdévoué serviteur. — François, evesque.

S. François de Sales, à un Religieux.

Il s'excuse auprès de luy d'escrlre la vie d'un salnct evesque son frère , à raj'son du voyage qu'il alloit faire en France avec le Cardinal de Savoye. Il luy promet cependant de uy envoyer quelques remarques pour servir à ceste histoire.

Annessy, 16 octobre 1618.

Mon tres-cher et tres-officieux Père, quoyque je me visse absolument hors d'estat de pouvoir escrire la vie de Monseigneur TEvesque vostre frère, d'heureuse mémoire, soit à cause de ma trop grande impolitesse, soit à cause de mon incapacité, cependant la satisfaction que j'aurois eue de faire playsir à V. R., et de marquer mon estime pour ce grand serviteur de Dieu, me faysoit en quelque manière espérer de pouvoir entreprendre cest ouvrage : mais me voyant appelle à Paris par nostre Serenissime Prince-Cardinal, je perds toute sorte d'espérance de pouvoir m'appliquer à escrire, et surtout ceste histoire, qui demande un homme qui puisse s'informer d'un trèsgrand nombre de particularitez que je ne puis apprendre ny entendre icy, et beaucoup moins à Paris. Je la supphe donc de

MoLToReverendoPadre singolarmente carissimo ed officiosissimo , — Quantunque io vedeva di non poter in niun modo scrivere convenientemente la vita délia felice memoria di Monsignor Vescovo suo frello , per la mia^ troppo grande rozzezza, ed insuffîcientia, nientedimeno il diletto ch'io havrei di dar gusto a V. R. e di dar testimonio délia stima di questo grand servo di Dio , mi dava un certo che di speranza di poter Io fare in qualche modo.

Ma vedendo m'adesso tirato in Farigi, per servire il Serenissimo Principe Cardinali nostro in questo viaggio di Francia, io perdo ogni sorte di speranza di scrivere, e massime chè quella historia richiade di esser scritla da uomo, che possa saper mollissime particolarità che io non posso cognoscere, né intender qui, e molto meno in Francia. Mi perdoni adunque

vouloir m'excuser, si je ne luy rends pas ce service dans ceste occasion, que j'embrasserois d'ailleurs avec playsir, et d'estre persuadé que ce n'est que par impossibilité que je m'en dispense. Je ne laisseray pourtant pas de vous envoyer dans son tems quelques remarques touchant ceste histoire, qui seront peut-estre de quelques secours à celuy qui l'escrira. Je suis en toute manière et seray tousjours de Vostre Paternité, le tres-seur et tres-affectionné frère et serviteur.

V. P. s' io non la servo in qnesta occasione che per altro mi sarebbe stata gratissima, e veda che la sola impossibilitâ m*impedisce. Ma non lasciero a suc tempo di mandargli alcuni osservationi circa quell' historia che potranno forsi giovare il scrittore; e in ogni modo sono, e san'j sempre di V. P.

cerlissimo ed affettuosissimo fratello e servitore.

S. François de Sales, à un Evesqiie.

Le Saloct mpond à TiiiTltatioa faite « de la part de M. de Mimteloa , de {Mneachor

à Sainct-André-des- Arts.

A Estampes , le 5 ooreabre 1618.

C'est moy qui veux respondre. Monsieur mon très-cher frère, puisque c'est à moy à qui l'honneur dont vous parlez à nostre frère s'addresse. Or, vous jugez donc bien qu'estant auprès de ce prince pour ce voyage, je ne suis plus à moy, ny n'ay point de liberté que celle qu'il me donnera; et toutesfois, tout ce que je pourray, je le feray, afBn qu'il veuille bien me permettre que je fasse tout ce que Monsieur de Montelon désirera de moy pour la chaire de S. André; estimant la bien-vueillance de ce seigneur au- dessus de toute la pensée qu'il en sçauroit avoir, comme en vérité je suis obligé de faire pour plusieurs respects. Dés demain donc je parleray au Cardinal, affin que, s'il se peut sans incommoder son service, je soys tout réservé à S. André , et, s'il ne se peut, pour l' Ad vent, comme à la vérité il sera difQcile que ce soit, pour autant d'autres occasions qu'il playra à mon dit Sieur de Montelon de me marquer. Mais, quant au logis, il me faut laisser où le fourrier du roy me fourrera. Car, quoyqu'inutile, ce prince me veut voir assidu auprès de sa personne, et la rayson veut que je rende ce devoir, ensuitte de l'intention

l'evesque. i2i

de S. A. Mais j'ay tort de dire tant de choses sur ce papier, puisque me voicy à la veille de vous voir en présence, et de prendre avec Monsieur de Montelon tous les moyens de suivre au plus prez qu'il se pourra toutes ses volontez. Bonjour, Monsieur mon cher frère. Dieu soit à jamais au milieu de vostre cœur.

A Madame de ChaniaL

Salnct François luy annonce qu'il a presché à Paris devant la Reyne Marie de Medicis.

24 décembre 1618.

OuY, ma fille, j'ay presché ce matin devant la Reyne et tout son beau monde; mais en vérité, je n'ay pas presché avec plus de seing, plus d'affection, plus de playsir qu'en ma pauvre petite Visitation.

Ah ! ma fille, que la vive présence du Roy et de la Reyne du ciel font bien éclipser devant les yeux de notre cœur toutes autres grandeurs de la terre !

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