CHANT V
Comment George fut fessé; comment Nice fut baisée; comment TAnge gardien fut beimé.
Vous avez vu la fraîche Jardinière Quittant les bras de son joufflu CoUn^ En jupon blanc sortir de sa chauniière, Et vers Paris trotter de grand matin.
De môme Taube, aimable avant-courrière, De l'univers entr'ouvroit la barrière.
L'aube naquit, dit un grave Romain, D'Endymion, et de Diane la lune; Elle apportait au Ciel chaque matin Le lait nouveau des troupeaux de Neptune.
Or, un beau jour, Jupiter Taltendit Vers l'Orient : en chantant elle arrive.
Jupin courut; l'adroite fugitive Fit un faux pas, son urne répandit, Et la blancheur est toujours demeurée En cet endroit de la voûte azurée.
Antoine Organt, et George^ et l'écuyer^ Etaient alors en train de cheminer.
Et les Zéphyrs, et l'aube moitié née, Tout annonçait une belle journée.
A rOrient le Ciel éblouissait, Soit que ce jour la laitière immortelle Eût essuyé quelque encombre nouvelle, Et répandu le divin pot au lait, Soit qu'il fît beau simplement en effet.
On arriva dans une hôtellerie.
Où Ton dîna; la table fut servie Sans grand apprôt, mais pourtant proprement.
Nice servait, non point élégamment Et de cet air plein de mignarderie, A dire vrai ; mais iVice ço^^feà^vX
Deux beaux tétons sous un léger corset Fort mal noué, par mégarde sans doute; D'un blanc mouchoir la transparente voûte En trahissait le boutonnet charmant.
Et par mégarde encore apparemment.
Gentil souris que le souris de Mce, Petit air fi» et sans nul artifice, Œil bleu, teint frais, cotillon blanc et court, Laisse lorgner jambes faites au tour.
Ce n'était point du tout coquetterie; Mais iVice. était apparemment grandie; L'amour avait arrondi ses deux bras.
Ainsi charmante, et ne s'en doutant pas, Elle dansait sur un pied et sur Tautre, A droite, à gauche allait dans la maison, Faisait virer perfide cotillon, Et marmottait joyeuse patenôtre.
L'impénitent et lubrique Aumônier Ne se lassait icelle de lorgner, Et convoitait son joyau de baptême.
Nicette alors apportait une crème Moins blanche qu'elle. « Or ça. Belle, dit-il, De son bras dur serrant son bras gentil ; « Ça, la petite, a-t-on son pucelage?
« Point ne mentons; Tavons-nous ce bijou? « L'aurions-nous pas laissé dans le village?
« Oui, n'est-ce pas? » Vous importe-t-il où?
Dit Nice, dont la pudeur outragée.
De lys en rose est tout à coup changée.
L'air elle avait, qu'elle aurait mieux voulu Qu'Antoine Organt eût son beau bras tenu, Môme autre chose, et d'un coin de prunelle On vous frisait le jeune Chevalier, Qui bien souvent jetait les yeux sur elle, D'un certain air qu'on savait épier.
Point ne parlait; plus l'amour est extrême.
Moins il éclate en frivoles discours.
Et le silence, au temple des Amours,
ORGANT 45
Parle souvent mieux que 1 oracle môme.
Cela posé, fillettes là-dessus
Très rarement ont les esprits obtus.
Ce n'est le tout; notre Aumônier sans grâce, Avec fureur un doux baiser voulait; Mais le poil dur de sa lubrique face, De ce tendron les lèvres n*alléchail.
Nicelle crie : Au secours, on m'égorge; Et frétillant comme anguille dans l'eau, Elle s'arrache aux tenailles de George^ Qui vers sa bouche aflilàit son museau.
Dans le jardin, George poursuit Aicetie, Soudainement deux robustes valets Chacun armés de vigueur et do fouets, D'un bras nerveux vous empoignent la hôte ; On vous lui met dans la gueule un bâillon; On vous l'étend sur Therbe de son long, Et nos deux gars défroquent son derrière.
Nice accourut, et frappa la première Étourdiment : mais ayant aperçu Le globe affreux de cet énorme eu, Cette vallée infernale, profonde, Et qu'ombrageait une forôt immonde, Ce cuir tané, ce croupion monstrueux, Comme n'en eut ni le fier HoUvhème^ Ni le Mimas armé contre les Cieux, Nice tremblante, et le visage blême, Recule un pas, puis en avance deux.
Mais chaque gars, et ferme et vigoureux, Ayant saisi l'instrument de vengeance, D'un bras terrible, harmonieusement.
Sur ce derrière infatigable, immense.
Avec sang froid fait tomber la cadence.
Champagne vint, sa voix contrefaisant; Il exhorta le Moine à patience.
« Mon frère cher, disoit-il saintement, « En Jésus-Christ mettez. votre espérance; <( Pour nous tirer des grlttôs ÔlU \^^\SiÇ>w,
« Il a souffert maintes irrévérences, « Crachats, soufflets, et fustigation.
« Ceci n'est rien auprès de ses souffrances, « Jésus mourut, et vous ne mourrez pas.
« Recueillez-vous avec l'Agneau sans tache, « Et priez-le, dans ces rudes combats, « De vous aider à fournir votre tâche ».
Du patient les cris percent les cieux; Sa croupe impure étoit en marmelade.
. Tels sont ces monts où gémit Encelade.
Les Forgerons du Souverain des Dieux Ces monstres noirs, ces Cyclopes affreux, Les nerfs saillans et Thaleine bruyante, Couverts de poudre, et les poils hérissés, Sous des marteaux lourdement cadencés Faisoient trembler Tenclume gémissante.
Ainsi nos gars, à coup précipité, Font retentir, sous une main pesante.
Le cul de George en sa concavité.
Organt disait : « Que le révérend Pore Chante à loisir là-bas son bréviaire; Pour nous, buvons ». Champagne lui versait, Et toutefois son verre n'oubliait.
George hurlait, et ses fesses tannées Etoient par-tout de marques sillonnées.
Organt enfin fit signe de cesser.
Et de s'enfuir. On prend la fuite, on crie; Et le Héros, branlant son braquemard, Comme s'il fut venu plein de furie A son secours, lui dit : « Je viens trop tard ; « J'aurais voulu les scélérats connaître, « De qui l'audace ainsi vous a su mettre.
« Que n'avez-vous à mon aide crié? »
Le Moine au lit s'en fut estropié.
Se promettant de punir cette esclandre.
Le Chevalier avait cru ce jour-là Aller gîter à vingt milles de là.
Cet incident vint le départ suspendre ;
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Mais au surplus il n'en fut pas fâché.
Nicetfe avait son jeune cœur touché; Il espéra que le sien serait tendre.
C'en fut assez; il oublia bientôt L'arrêt du sort, et son oncle, et Chariot,
« Ah! que le Ciel, disait-il, est bizarre, « De dégrader une beauté si rare, <( Et d'abaisser de si touchans attraits <( Aux soins grossiers d'un essaim de valets! « Si le Destin l'avait fait à ma guise, « 11 en eût fait plutôt une Marquise, « Mais le Destin eut peut-être raison.
« Nice Marquise eût été précieuse, « Coquette, sotte, altière, impérieuse.
<y Vaut-il pas mieux un villageois tendron ?
« 11 me faudrait faire mainte grimace, « Et larmoyer, et faire le muguet, « Pour obtenir un froid baiser, par grâce, « Et découvrir un sein avec respect, « Du vrai bonheur n'avoir que le fantôme, « Être cocu tout comme un autre en somme : « J'aime bien mieux que ma Nicette enfin, « Nicette soit, que Baronne ou Comtesse; « Le vain éclat d'un titre de noblesse « S'évanouit à côté d'un beau sein. »
Comme il parlait, brillant trait de lumière Soudainement par les airs s'épandit.
Et le Héros son Aîige gardien vit.
Croissant de flamme embrassait sa paupière, Cheveux blondins sur son dos voltigeaient, Au gré de l'air ses vêlements flottaient, Que les zéphyrs curieux retournaient.
On lui voyait mainttflacon efficace.
Rempli d'une eau que l'on appelle grâce ; .Le doux Jésus en distribue aux Saints Qu'il a chargés du salut des humains.
Et chacun d'eux un pareil flacon porte, Dont, au besoin, soa ovsi^iWft \V ç.^\i^<^\X'^«
Il dissipa de son souffle divin, De Diabloteaux un sémillant essaim, Qui le bernait, dansait sur ses épaules, Et ricanait autour de ses fioles.
En soupirant d'un air sanctifié, Il prononça ces benoîtes paroles, Avec un ton d'amour et de pitié.
« Mon enfant cher, je viens vous prêter aide, « Et vous tirer des griffes du Malin; « Car votre cœur bien lâchement lui cède, « Et certain feu brûle dans votre sein, « Feu qui n'est pas celui d'amour divin !
« Vous soupirez pour des Beautés mortelles « De qui Téclat est si frêle et si vain, « Et que les vers dévoreront demain.
« Connaissez mieux les beautés éternelles :
« Ces culs si ronds, si fermes, et si blancs, « Dans le tombeau vont bientôt .se dissoudre, « Se consumer, et ne seront que poudre; « Ces yeux remplis de charmes séduisans, « Se sécheront comme la fleur des champs; « Ces blancs tétons, dont la forme est si belle, « Ou qui, du moins, mon fils, vous semble^telle, « Vont s'éclipser dans la nuit du trépas! »
« Oui, dit Organt^ c'est une loi cruelle, « Mais qui devrait respecter tant d'appas.
« Affreuse Mort, sous ta faux tout succombe, « Tu détruis tout, trônes, palais, cités; « Ton bras cruel, dans l'oubli de la tombe, « Anéantit et rangs et dignités, « Et les attraits des touchantes Beautés.
« La faulxdu temps, tout frappe, tout enlève ; « Tout finit, fuit, et passa en ces bas lieux. « Que faire donc si la vie est un rêve?
u Rêvons du moins que nous sommes heureux.
<( Ce Dieu si grand, et sans doute équitable, « Qui nous soumet à de tristes destins, u Peut-il encor trouver l'homme coupable
ORGANT 4Ç>
« D'avoir aimé l'ouvrage de ses mains?
« Non; j'aime Nice^ et d'un amour extrême ; « J'aime ses yeux, passagers, mais charmans, « Et tous les Saints, mon bon ange, et vous-même, « Forniqueriez si vous aviez des sens. »
L'ange repart : « Mon filleul, que tant j'aime, « Si forniquez, et point ne conservez « Votre innocence et rose de baptême, « Et pour le Ciel si peu vous soupirez, « Songez au moins à ce que vous devez « Au ciel, à Charle, à votre oncle, à vous-même, u Point ne sentez cette onction suprême, (( Cet avant-goût de la gloire des Saints, <( Et ne voulez que des motifs humains.
« Eh bien,»sachez que la guerre présente « Dépend en tout de votre oncle Turpin.
« Les yeux sur vous, la France est dans l'attente, « Pour découvrir son coupable destin.
« Songez aux maux qui tombent sur la France, « Au déshonneur qui va vous menaçant, « Tant qu'il vivra dans son impénitence. »
« Mon cher Gardien^ reprit Antoine Organt^ « Veuillez me dire où mon bon oncle pèche, « Ou donnez-moi cet astrô bienfaisant « Qui conduisit les Bergers à la crèche, « Et mettrai fin aux maux du peuple franc.
« Si j'étais Dieu, pour un chétif, un homme, « Me garderais de proscrire un royaume; u Et Dieu nous doit pardonner bonnement, « S'il est meilleur encor qu'il n'est méchant. » L'Ange comprit que la grâce divine Y ferait plus que toute sa doctrine.
Comme il allait la fiole verser Droit sur son chef, Nice vint à passer.
On ne dit point pourquoi passait la Belle.
Elle courait; Organt court après elle, Et plante là, plein de confusion^^ VAnge perclus, de (\\v*\ V ôttuiv^xi
Manqua son coup, et tombant irritée Fit tressaillir la terre épouvantée.
La Grâce et lui de la sorte bernés, L'Ange s'envole avec un pied de nez.
De mon Lecteur l'attention distraite, Avec Antoine a volé vers A'ice/^^.
Mce rougit, le brave s'enhardit ; Nice sourit, Organt sourit de môme, Lui prend la main, et la baise, et lui dit Tout bonnement : Ma Nicette, je t'aime.
Cet aveu-là n'était pas éclatant.
Que voulez-vous? Nice était du village, Et lé Héros n'était pas impudent.
Nice repart : Non, point de badinage; Mais ses yeux bleus parlaient bien autrement. Organt vola baiser furtivement, Puis un second moins difficilement, Puis un troisième, et puis un quatrième, Et Mce enfin en rendit elle-même.
Amour alors par les airs voltigeait; Il avait vu la visite de l'Ange, Et le flacon et l'aventure étrange.
Et dans ses mains, en volant, il riait.
Il s'approcha de notre couple tendre.
Leur décocha par le cœur certains traits Que dans leurs yeux son art avait su prendre, Puis il les mit dans un nuage épais.
Mathieu Paris ne dit point ce qu'ils firent; Mais il nous dit : Alors qu'ils en sortirent. Désordre était dans le faible corset; On remettait épingles au bonnet; Mouchoir froissé, contre son ordinaire.
Car Nice était propre comme le jour, Elle tenait ce soin-là de sa mère; Gorge qui bat, yeux humides d'amour; Mon cher Lecteur, sans tant vous en décrire; Bien devinez ce que Mathieu veut dire ; Tous deux enfin s'en furent satisfaits,
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Organt chez lui, Nicette à soq balais. *
Je veux avoir une gente maîtresse :
Je n'entends point par gente une déesse; Car je Tirai quérir parmi les champs.
Je veux qu'elle ait une taille gentille.
Un cœur ouvert, qu'elle ait toujours quinze ans, Qu'elle soit douce, et que son œil pétille; Je lui voudrais un petit souris fin, Sans hardiesse, un petit air malin; Auprès de moi sur-tout qu'elle rougisse, Et qu'elle soit enfin telle que Nice,
De son côté, sait-on ce que faisait Jean l'écuyer ? L'hôtesse il caressait.
Elle était veuve, et veuve inconsolable.
Antoine soupe, et Nice le servait.
Aiguillonné par le vin et la table, II la trouvait encore plus aimable ; De temps en temps tétons il lui prenait, Et de baisers les mets assaisonnait.
Dans une tendre et pétillante orgie.
Oh! qu'il est doux de presser tour à tour Contre son sein sa bouteille et sa jnie.
Ivre à la fois et de vin et d'amour !
Les deux amans, sans scrupule et sans gône.
S'abandonnaient à leurs brûlans désirs, Et s'enivraient de vin et de plaisirs.
Déjà la nuit, sur son trône d'ébène.
Allait atteindre au milieu de son cours ; Cette heure-là, c'est l'heure des amours, Dit Arouet. Sous le marbre et les chaumes, En ce moment, tous les hommes sont hommes; Le Pâtre alors est souvent plus heureux Entre les bras de sa brune Climène^ Qu'un Roi ne Test dans les bras d'une Reine ; El sous l'abri de son palais pompeux.
Souvent il tient des fesses surannées, Presse un teton et des cuisses tauaè^%.»
Et bien souvent caresse mèm^vy^ÇAv^
Qui dans le jour l'a fait sept fois cocu.
Pour mon Guillot, de la bouche il vous presse Bouche vermeille et gorge enchanteresse, Baise un leton et ferme, et rond, et frais, Dont ses voisins ne tâtèrent jamais.
Au Chevalier demandez s'il préfère, Ou Nice à Reine, ou Reine à sa bergère.
En ce moment, son cœur est plus heureux Que ne le sont et les Rois et les Dieux.- Son sein brûlait sur celui de sa mie, Sa bouche humide à sa bouche est unie.
Nice éperdue, en son. brûlant transport, Entre ses bras le presse avec effort.
Dans ces instans, leur âme évanouie Semble parfois abandonner la vie.
Le couple heureux jette un profond soupir, ^ Et se confond dans le feu du plaisir.
Organt lui dit : « Soyez ma douce amie, « Echappez-vous de cette hôtellerie; « J'ai dans le Maine un assez beau chàtel « A pont-levis, et c'est là que j'espère « Vous couronner au retour de la guerre.
« Je vous le jure à la face du ciel; « Oui, quelque jour vous serez noble Dame, « Et mon courage, envers et contre tous, (( Fera juger, chère âme de mon àme, (c De mon amour et tendresse pour vous. »
Organt ainsi faisait parler sa flamme.
Nice repart d'un sourire agaçant.
Voici de quoi Ton convint cependant.
Elle devait habit de George prendre, Et sa mandille, et Monsieur son baudet.
Tandis qu'au lit bien malade il gisait, Champagne étant averti du projet, Et de la sorte en campagne se rendre.
Cela fut dit et fut exécuté.
Grâce k, Champagne^ à sa dextérité, On enleva la monacale armure;
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Elle sentait une certaine odeur. * Bien devinez, sous cet habit trompeur,
La ridicule et charnaante encolure
Du gentil Moine ; à quelques ampleurs près,
L'habit fort bien ajustait ses attraits;
On ne laissa que ce moule effrpyable,
Que l'on eut pris, sans trop exagérer,
Pour les étuis des deux fesses du Diable.
Nice tremblait seulement d'y penser,
Se rappelant la façade étonnante,
Grosseur, rondeur, couleur et profondeur
De rinstrument dont le susdit malheur
Avait rendu la gaîne ainsi vacante.
Le Chevalier ne perdait point au troc;
Il admirait sa Nice sous le froc :
Ces grands yeux bleus où feu d'amour pétille,
Etincelans dessous ce voile obscur,
Comme Tétoile au milieu de Tazur,
Et cet endroit où la noire mandille
S'arrondissait sur sa gorge gentille,
El cette croix qui de son cou pendait,
Et qu'aurait même adoré Mahomet,
Et ces deux mains petites et d'ivoire.
Sortant au bout de large manche noire ;
One on ne vit Moine si gentelet.
Ah ! si le Christ eut pris telle faconde,
S'écriait-il, pour paraître en ce monde ;
Son eu divin n'eut pas été fessé.
Et ses bourreaux l'auraient plutôt baisé; Jà le trio dans la plaine s'avance.
Fort gentiment Nicete l'Aumônier
Allait trottant sur son baudet altier,
'Qui, Dieu merci, sentait la différence;
Aussi sa voix en sons plus doucereux,
Allait flattant les échos de ces lieux.
D'abord il crut avoir changé de maître^
Tant le Monsieur se seuX^VV %,ci\3\^^fe\
Mais en voyant accoulteiûô^X ^^ ^t^\x^ •>
54 ŒUVRES COMl>LETES DE SAINT-JUST
Il se disait, mon frère est bien changé.
Contes d'amour abrégeaient le voyage ; L'aube naissante égayait les Sylvains, Et la Nature, et nos trois Pèlerins.
Mais repassons sur un autre rivage ; Le Rhin sanglant m'appelle sur ses bords; Chantons l'honneur, la sottise et les morts.