‹ Œuvres complètes de Saint-Just: avec une introduction et des notes,par Charles VellayChapitre 82 sur 150 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Du Ministère public.

Dans les contrées où les mortels rè;2:nt'nt à la place des lois, le ministère puhlic accuse les huninirs; là oîi les lois rognent seules, le ministère public atcns*^ seulement les crimes.

La France a institué une censure jnoleclrice des lois et du peuple contre les magistrats, et th'S inagistrais contre eux-mêmes. Elle ne peut accuser mais elle épure les accusations, elle ne peut point ju»^er u\vv\"à v^Wvb N5è.\VC\vi\'^'^

jugements, et protège le faible et l'innocent contre Tabus des lois.

Le ministère public poursuivait autrefois d'office les délits; quel que fût l'avantage de cette institution, elle était tyraunique. Les lois épouvantaient les hommes, et le gouvernement se montrait partout leur ennemi terrible.

Dans un gouvernement sévère, les lois sont violées par le magistrat; dans un gouvernement faible, elles le sont par le peuple. Quand les lois régnent seules avec vigueur, le gouvernement n'est ni faible ni sévère.

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