CHAPITRE XXXL — BURGOS. Î
dation, non dans ce livre, uiads dans un autre, — passai de la j«iridiction de l'Ordinaire, sous laquelle il avait éié établi, à la juridiction de Tondre.
Don Alvarode Mcndoaa, maintenant évêque de Paletifeia, Tétait d' Avilia (piand ce monastère fut fondé. Toui le tenip« epiû fut dans e«tte ville, nos religieuses reçiu^ent des marques continuelles de sa bienveiQance, et au moment où le monastère avait été placé sous son. autorité, Notre-Seigneur m'avait dit que cela convenait. La suite a bien montré qu'il en était ainsi, car nous avons reçu de lui toutes sortes d'assistances au milieu des débats qui se produisirent dans notre ordre. 11 ne permit jamais que la visite régulière des religieuses fût confiée à Tun de ses ecclésiastiques, et lui-même ne faisait rien dans le monastère en dehors de ce que je le priîiis de faire.
Dix-sept ans,ouenviroii, car monsouvenir n'est pasprécis, s'écoidéreni; de la sorte (1), sans qu'il me vînt en pensée de
grande partie délruits, et de pnrcieiix souvenirs dispersés. Les constructions se trouvent aujourd'hui renouvelées dan» Ifcur presque totalité ; la mince portion (fui subsiste encore est précisément ceUe où se trouvent la cellule de la sainte mère et celle de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy. Ces <»ellule3 mesurent cbacune 3 mMires de longueur, siir itn.OB de largeur. Des deux réunies, on a fait une petite chapelle, en surélevant le plafond. Le sol a été conservé: ce sont encore tes mêmes carreaux de briques. La place du lit de sainte Térèse est occupée par ua retable en bois doré ; au côt« gauche, on a placé sa statue. C'est en ce lieu que la sainte mère écrivit' le deraicr chapitre du Livre des Fondations^ là que darant une raiit passée sans sommeil^ elle fut viMfa'C par les anges et réjouie par de célestes accords. (\'oir au T. 11 des GEuvres^ Supplément à. la Vie, Dernières semaines de sainte TérèseJ) Les carmélites vont tous les jours y prier quelques instants et elles ne manquent pas, disent-elles, d'y implorer la protection divine pour la France affligée de tant de maux. Dans \epatiOt on montre encoi-e nn puits dn temps de hi sainte, et une ange flte pierre, où, assure-t-on, elle lava du linge. Le puits porte le nom de Pozo de sania Tere^tu
(1) En réalité, quinze ansv
faire passer ce couvent sous une autre juridiction. Au bout de ce temps, Févêque d'Avila fut transféré au siège de Palencia. J'étais alors au monastère de Tolède. Notre- Seigneur me dit t qu'il convenait que les religieuses de Saint-Joseph se missent sous la juridiction de Tordre et que je devais y travailler, parce qu'autrement le relâchement ne tarderait pas à s'introduire dans cette maison ».
Me souvenant des paroles par lesquelles il m'avait été dit qu'il fallait la mettre sous la juridiction de l'Ordinaire, je croyais voir là une contradiction, et je ne savais à quoi me résoudre. J'en parlai à mon confesseur, grand théologien, maintenant évêque d'Osma (li. 11 me dit que cela ne devait pas m'arrêter, que-^sans doute la première mesure était nécessaire alors, et que celle-ci Tétait à l'heure présente. Et par le fait, mille choses ont montré jusqu'à l'évidence qu'il en était ainsi. 11 ajoutait qu'à son avis, il était plus avantageux pour ce monastère d'être réuni aux autres que de rester à part. Pour lui obéir, je me rendis à Avila, afin de traiter cette affaire. Je trouvai Tévêque d'un tout autre sentiment, et je ne parvenais pas à Ten faire changer. Mais quand je lui eus représenté les inconvénients qui pouvaient atteindre ces rebgieuses auxquelles il porte tant d'affection, il pesa mes raisons, et comme il est doué d'un excellent jugement, que Dieu d'ailleurs s'en mêlait, il trouva même, en faveur de ma demande, d'autres raisons, plus fortes que les miennes. Il se décida donc à prendre ce parti, malgré Tavis contraire de plusieurs de
(l) Don Alphonse Velasqucz, sous la direction duquel sainte Térèsc se plaça en i576. (Voir Relation LV, t. II des Œuvres.)