ÉMIS PAR SAINTE TÉRÈSE
Cette pièce est souvent désignée sous le nom de : Profession de sainte Térèse. Le premier original se conserve chez les carmélites de Calahorra; un autre original, également de la main de la sainte, se trouve au carmol de Grenade; enfin, une copie ancienne se garde au monastère de Salamanque. En émettant cet acte, la sainte se soumettait à une ordonnance portée cette môme année par le père Fernandez et prescrivant que « toutes les religieuses de la règle mitigée qui voudraient demeurer dans les monastères de la réforme et observer la règle primitive, feraient une renonciation publique de la règle mitigée. » (Ribera, lib. III, cap. i.) Déjà elle 8*était engagée & Tobservance de la règle primitive en 15G3. (Voir t. II des Œuvres, chap. ixm.) Néanmoins, pour donner la première Texemple de la soumission au décret du visiteur apostolique, elle renouvela en 1571 son acte de renonciation. Ribera a le premier donné cette formule de profession de sainte Térèse, lib. III, cap. i. Il existe un acte de renonciation de la mère Agnès de Jésus, cousine de la sainte, portant les signatures des mêmes témoins. (Cfr. Aflo Teresiano, t. VII, dia Î3 de julio,) La mère Agnès se trouvait le 13 juillet 1571 au monastère de SaintJoseph d^Avlla. C'est ce qui explique comment son acte de renonciation porte la même date que celui de sainte Térèse et les signatures des mêmes témoins.
La Fuente : Escritos sueltos, n* 5. — P. Grégoire de Saint-Joseph : Relation VIL
Moi, Térèse de Jésus, religieuse de Notre-Dame du Mont- Carmel, professe de rincarnation d'Avila, me trouvant actuellement à Saint-Joseph d'Avila, où s'observe la règle primitive, que j'ai gardée ici jusqu'à présent avec lapermission de notre révérendissime père général Frère Jean- Baptiste, lequel m'a permis également de la garder à l'Incarnation dans le cas où mes supérieurs m'ordonneraient d'y retourner, je déclare que ma volonté est de la garder
GBUVBBS. — IT, 18
toute ma vie. Et ainsi j'en fais la promesse, et je renonce à tous les brefs qui peuvent avoir été donnés par les souverains pontifes pour la mitigation de la dite règle primitive, laquelle je désire et promets de garder jusqu'à la mort avec la grâce de Notre-Seigneur. Et parce que c'est la vérité, je le signe de mon nom.
Fait le 13 du mois de juillet de Tannée 1571.
TérèS£ be Jésus, carmélite.
Prxsens fuù Im MaItbi Dàza. — Fr. Mabiaro as SAiar-BEHoii. Prte$ens fui, — Prxseiu fui. Fkaiiqois Mt Salgbbo. — J'étuB présent. Fr. Jbah bi là MisàRS. — Prsnens fw\ Jeune
b'Atila.