‹ Œuvres complètes de Sainte Térèse de Jésus; traduction nouvelle par les Carmélites du premier monastère de ParisChapitre 124 sur 185 · CATHERINE DE SAINT-ALBERT · texte numérisé non relu

CATHERINE DE SAINT-ALBERT

8« professe (1582)

(1) Cfr. Reforma de los Descalzos, 1. 1, lib. V, cap. ir.

MARIE DE SAINT-JOSEPH (de Tolosa)

l»^ professe (1582)

Marie de Saint-Joseph était la troisième fille de Sébastien Muneharaz et de Catherine de Tolosa. La maison de sa mère fut pour elle et pour ses sœurs comme le vestibule du Carmel : les exercices d'oraison et de mortification y avaient leurs heures réglées ; Tesprit du monde en était soigneusement banni. Les jeunes filles ne sortaient guère que pour visiter, à la suite de leur mère, les sanctuaires de la ville et la demeure des pauvres, ainsi que pour aller recevoir la direction spirituelle des pères de la Ck>mpagnie de Jésus. Dès ses plus jeunes années, Marie témoigna qu'elle s'attacherait comme ses sœurs aînées à l'Époux des vierges, et à peine eut-elle l'âge requis, qu'elle obtint de sa mère d'être conduite au monastère de Palencia, récemment fondé par sainte Térèse et où celle-ci se trouvait encore (1581). Sa sœur Isabelle eut le même bonheur. La sainte donna elle-même l'habit aux deux jeunes filles et peu après elle écrivait, au chapitre xxxi des Fondations^ parlant d'elles et de leurs deux sœurs, déjà professes au couvent de Valladolid : t Toutes quatre ont fait honneur à l'éducation d'une telle mère. On les prendrait pour des anges. » C'était du reste le nom qu'elle leur avait donné à son passage à Palencia, au commencement de 1582. Elle écrivait à leur mère : c J'ai trouvé vos anges en bonne santé et très joyeuses. > Les deux

novices, en prononçant leurs vœux le 22 avril 1582, renoncèrent à leur bien en faveur de la fondation de Burgos. La sainte mère, les remerciant dans une lettre qui existe encore, déclare les regarder comme fondatrices de ce monastère.

. En recevant l'habit, Marie de Saint-Joseph avait exprimé à sainte Térèse Tattrait marqué qu'elle éprouvait pour l'humble condition des sœurs converses. La sainte, l'ayant considérée un moment, avait répondu : Sachez, ma fille, que Notre-Seigneur vous veut choriste, car il vous réserve la charge de prieure. L'annonce devait se réaliser : Marie de Saint- Joseph fut mise à la tète de divers couvents. Elle finit sa vie àTarazona, le 21 juillet 1613. On assure qu'elle apparut glorieuse à sa sœur, Casilde de Saint- Ange, professe du monastère de Yalladolid (1).

ISABELLE DE LA TRINITÉ (de Tolosa)

1" professe (1582)

Isabelle de la Trinité, sœur de la précédente, ne quitta point le monastère de Palencia. Elle y mourut le 8 octobre 1633.

DENYSE DE LA MÈRE DE DIEU 3* professe (1582)

Dans une lettre au chanoine Reinoso, du 9 septembre 1581, sainte Térèse exprime sa satisfaction de la récente entrée de cette religieuse au couvent de Palencia.

(1) Cfr. Lettres de sainte Térèse h Catherine de Tolosa, du 16 janvier 1582, et aux sœurs Marie de Saint-Joseph et IsabeUe de la Trinité, du mois de mars suivant. — Reforma de los Descalzos, t. III, lib. XI, cap. iv. — Lanuza : Vida de la hendita Madré Jsahel de S. Domingo, lib. IV, cap. vi, Virtuden

312 MONASTÈRE DE PALENGIA.

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