‹ Œuvres complètes de ShakespeareChapitre 131 sur 447 · ACTE IV, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I

dait siffler aux charretiers, et il jurait que c'étaient ses fantaisies ou ses inspirations nocturnes. Et maintenant ce bâton de Polichinelle est devenu un squire et il vous parle aussi familièrement de Jean de Gand que s'il avait été son frère juré : et j'alfirmerais sous serment qu'il ne l'a jamais vu qu'une seule fois, dans l'arène des joutes, où Jean de Gand lui cassa la tète pour s'être allé fourrer parmi les hommes du maréchal. Je le vis et je dis à Jean de Gand qu'il rossait son propre nom, car vous auriez pu le faire entrer, lui et tous ses ha-

bits, dans une peau d'anguille : l'étui d'une clarinette eût été pour lui un château, un palais, et maintenant il vous a des terres et des bestiaux . Bon, je referai connaissance avec lui, si je reviens, et cela ira bien mal si je ne trouve pas chez lui deux pierres philosophâtes pour une. Si le jeune goujon peut être une amorce pour le vieux brochet, je ne vois pas de raison, selon la loi de nature, pour que je ne l'attrape pas. Que le temps me présente une occasion et c'est chose faite. (Ilsort.)

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