‹ Œuvres complètes de ShakespeareChapitre 150 sur 447 · PAR UN DANSEUR · texte numérisé non relu

PAR UN DANSEUR

D'abord mes craintes, puis ma courtoisie, enfin

ma harangue. L'objet de mes craintes est votre déplaisir, l'objet de ma courtoisie est de vous présenter mes devoirs, l'objet de ma harangue est de solliciter vos pardons. Si vous vous attendez à un bon discours, maintenant, vous me ruinez; car ce que j'ai à vous dire est de ma propre façon, et ce que je vais vous dire, tournera, j'en ai peur, à mon détriment. Mais venons au fait et lançonsnous à nos risques et périls. Sachez (et vous le savez fort bien), que j'ai paru ici récemment à la fin d'un drame déplaisant pour implorer votre indulgence à son égard et vous en promettre un meilleur. J'avais, en vérité, l'intention de vous payer avec celui-là; s'il échoue à la manière d'une spéculation malheureuse, je fais faillite et vous mes créanciers, vous perdez tout. Je vous avais promis de paraître ici, et ici me voilà livrant ma personne à votre merci : failes-moi quelque diminution et je vous paierai une partie de votre créance, et puis comme c'est l'usage de la plupart des débiteurs, je vous ferai des promesses à l'infini.

Si ma langue ne peut vous décider à m'acquitter, me commanderez-vous d'employer mes jambes? et cependant ce serait vous payer légèrement que de vous payer ma dette en dansant. Mais une bonne conscience veut donner toute satisfaction possible, et ainsi ferai-je. Toutes les Dames qui sont icim'ont pardonné ; si les Messieurs ne me pardonnent pas, alors les Messieurs ne s'accordent pas avec les Dames, ce qui ne s'est encore jamais vu dans une telle assemblée.

Permettez-moi encore un mot, je vousensupplie. Si vous n'êtes pas encore trop rassasié de grasse chère, mon humble auteur continuera son histoire, avec Sir John pour personnage, et vous amusera avec la belle Catherine de France. Dans cette pièce, si je suis bien informé, Falstaff mourra d'une sueur, à moins qu'il ne soit déjà tué par votre mauvaise opinion; car Oldcastle mourut martyr, et ce n'est pas lui qui est notre héros. Ma langue est fatiguée; lorsque mes jambes le seront aussi, je vous souhaiterai bonne nuit : là-dessus je m'agenouille devant vous; mais à la vérité, c'est afin de prier pour la reine.

propre à satisfaire l'invincible tendance de notre esprit, qui nons pousse â connaître la raison des choses, cette fatalité qui vous domine, et qu'il vous est impossible de faire servir a la libre et légitime satisfaction de vos facultés. » Cette phrase résume tout le livre mieux qu'une longue analyse : les Phénomènes delà physique ne nous parlent pas industrie, ils nous donnent la solution des mille problèmes que sans cessa se pose notre esprit inquiet et ignorant; ils nous montrent, par exemple, selon quelles lois nous voyons se produire les jeux de lumière les plus splendides au travers de nos paupières presque closes, ou d'imperceptibles fentes dans un écran ; ils nous font saisir les corrélations qui joignent les uns aux autres, la lumière, la chaleur, le son, l'électricité, modes perceptibles du mouvement... Tout cela complélé par des vignettes innombrables et de magnifiques planches.

C'est la première fois qu'on ose ainsi traiter pour les gens du monde et les jeunes gens un sujet savant,

M. Guillemin a foi en ses lecteurs, il les croit capables de prendre plaisir aux choses sérieuses; ceux-ci sauront lui prouver qu'il ne s'est pas trompé.

(Corsaire, du 25 décembre. — A. Ladbin.)

Qui peut dire où s'arrêtera le luxe de ces publications devenues plus

j nombreuses d'année en année pour répnndre au goût chaque jour plus

1 vif que prend le public aux choses exactes et à la vraie Vérité? la Vérité

scientifique qui fournit encore les engins aux guerres des vieilles pas-

isions, mais qui du moins dans l'avenir n'allumera jamais la discorde

et ne fera jamais répandre en son nom une goutte de sang. Nous avons

sous les yeux quatre magnifiques ouvrages conçus dans cet esprit de

paix et de lumière; chacun mériterait qu'on en parlât longuement.

Trois sont signés de noms connus: Amédée Guillemin, Blanchard,

Hœfer.

Commençons par notre collaborateur et ami. Le Ciel d'Amédée Guillemin est aujourd'hui dans toutes les bibliothèques ; plusieurs éditions ' ont été épuisées. Ce n'est pas s'avancer beaucoup que de promettre le même succès aux Phénomènes de la physique, puisque les mêmes qualités s'y relrouvent : intérêt du sujet, clarlé de la forme, élévation I le l'idée. Le plan est celui-ci : nous vivons au milieu d'un tourbillon le phénomènes multiples que la moindre attention découvre, phéno- I nènes de lumière, d'acoustique, d'électricité, de pesanteur, de chaleur, phénomènes produits entre nos mains par un acte réfléchi de la volonté :omme les sons de la musique, phénomènes du temps comme la foudre, 'arc-en-ciel, la grêle; l'étude, ou plutôt. la connaissance de tous ces phénomènes en ce qu'elle a d'attachant, tel est le livre que notre corliale affection pour l'auteur nous empêche un peu de louer comme nous e voudrions. Point de formules dans ces pages qui veulent intéresser utant qu'instruire. Mais ce dont nous félicitons surtout Amédée Guille- , nin, c'est d'avoir banni de sou œuvre toutes ces applications à l'indusrie, dont le Champ de Mars nous a saturés : l'électricité est longuement tudiée et non le télégraphe; les grands effets de la chaleur et du froid Piit racontés, il n'est pas question des machines à vapeur et des mahines à faire la glace; mais les beaux phénomènes du contraste des ouleurs , de l'électricité et de l'aimantation, les illusions d'optique, le i jirage, le tonnerre, la neige, les aurores boréales, tout cela est traité : e main de maître, élucidé et rendu plus clair encore par de magnifiues dessins en couleur. Il suffit de dire que Desgoffe lui-même en a onné quelques-uns, entre autres la bulle de savon avec ses anneaux de lille nuances qui permirent à Newton de calculer l'épaisseur de la agile sphère. Comme le Ciel, les Phénomènes rie la physique ont paru la librairie Hachette.

(Avenir National, du 25 décembre. — Georges Poochet).

Nous connaissons depuis longtemps M. Amédée Guillemin; c'est un iritable savant, mais un savant modeste, qui ne fait point païade de son 'udition. Il pourrait, comme tant d'autres, prétendre aux succès acaimiques; il se contente d'écrire de bons ouvrages de science vulgarisée, nous l'en félicitons. Son livre intitulé le Ciel, notions d'astronomie à isage des gens du monde et de la jeunesse, est une œuvre sérieuse, en conçue, bien écrite, et, — ce qui n'est pas à dédaigner, — richeent illustrée; elle en est à sa troisième édition. — Le nouveau volume fil vient de publier, à la librairie Hachette, sous le titre de : les Phé- 'mènes de la physique, est appelé au même succès. ^Pesanteur, son, lumière, chaleur, magnétisme, électricité, telles sont s six catégories sous lesquelles viennent se ranger les phénomènes mt la description fait l'objet de cet ouvrage. L'auteur ne s'est pas conjité de décrire les expériences qu'on trouve dans tous les livres de phy- [ue ; il ne s'est pas borné à un simple exposé des faits, il a cherché à îttre en évidence leurs rapports intimes, à montrer comment s'enaînent les lois qu'on en déduit. 11 a su rester clair, sans emprunter

aux mathématiques leur langage concis et sans rien sacrifier de la précision que comportent les données scientifiques. Un chapitre intéressant sur les météores atmosphériques termine ce livre, dans lequel les applications de la physique, si belles et si nombreuses, ont été à dessin laissées de cûté, ces applications devant faire le sujet d'un second volume que prépare M. Guillemin.

« Notre travail, dit l'auteur, acte rédigé dans le même esprit que notre ouvrage d'astronomie intitulé le Ciel. C'est assez dire que nous n'avons pas eu la pensée ni la prétention d'écrire un cours de physique; nous avons tenté d'aplanir la voie à ceux qui veulent pousser plus loin leurs études, tout en donnant aux gens du monde une idée suffisamment claire et juste de la science. »

La tâche était difficile, mais M. Guillemin a eu le mérite de la mener à bonne fin. Les Phénomènes de la physique forment un très-beau livre, que tout le monde lira aiec intérêt; il est attrayant par la forme, attrayant par les belles gravures qu'il renferme, imprimé avec luxe et destiné à prendre place dans toutes les bibliothèques.

(Journal d'Agriculture pratique, du 26 décembre. — De Céius.)

M. Amédée Guillemin, l'auteur du Ciel, vient dé publier à la librairie Hachette, pour les étrennes de 1868, un magnifique volume dont lesuccès aura certainement le même retentissement et la même durée que celui de son premier ouvrage. Ce succès, il le devra tout à la fois au talent consciencieux avec lequel il s'est acquitté de la tâche qu'il s'était imposée,àl'heureux choix de son sujet, au nombre et à la perfection des illustrations destinées à expliquer d'ailleurs par sa clarté. Les phénomènes de la physique, tel est le titre de ce beau volume. M. Amédée Guillemin passe successivement en revue : la pesanteur, le son, la lumière, la chaleur, le magnétisme, l'électricité et les météores atmosphériques. Quelles études plus intéressantes pourraient se proposer la jeunesse et les gens du monde auxquels il s'adresse spécialement, afin de leur donner, dit-il, une idée suffisamment claire et juste de la science? Mais que les vrais savants ne s'y trompent point. Les phénomènes de la physique sont aussi écrits pour eux, quoique M. Amédée Guillemin ait la modestie de ne pas l'avouer.

Ils y trouveront, en effet, une exposition complète et raisonnée de toutes les découvertes et de toutes les théories les plus récentes. Les plus instruits d'entre eux liront à coup sûr ce beau volume avec autant d'intérêt que de profit.

Ainsi dans le livre II, consacré au Son, M. Amédée Guillemin a décrit: les nouvelles méthodes graphiques qui permettent de constater et de mesurer les vibrations sonores; l'habile procédé à l'aide duquel M. Lissajous a réduit à l'examen de certaines courbes lumineuses la comparaison des intervalles musicaux ; les flammes manométriques de M. Kœnig et la théorie du timbre par M. Helmholtz.

Dans le livre de la Lumière, outre l'analyse spectrale, qui a permis aux astronomes de nous. apprendre s'il y avait du fer, de l'étain, de l'hydrogène, de l'oxygène, du magnésium, du sodium, etc., dans le soleil ou dans les étoiles les plus éloignées, nous signalerons les curieuses recherches de M. E. Becquerel sur la phosphorescence des corps, les phénomènes si intéressants de la diffraction de la lumière, de la double réfraction, delà polarisation, qui démontrent sans réplique que la lumière est un simple mouvement, comme le son, un mouvement vibratoire dont on a pu mesurer la vitesse, en arrivant à cette étonnante conséquence que, dans le court intervalle d'une seconde, une molécule d'éther va et vient plus de 500 trillions de fois!

Dans le livre de la Chaleur, M. A. Guillemin démontre, avec la science moderne, que la chaleur est aussi un mode de mouvement et que les ondes calorifiques ne diffèrent probablement des ondes lumineuses que par leur vitesse moindre. Dans le livre de l'Électricité, il étudie les remarquables phénomènes de l'électro magnétisme, la magnifique théorie d'Ampère, qui réduit le magnétisme à l'électricité ; puis , les phénomènes d'induction découverts par le grand physicien llichel Faraday; la bobine de Ruhmkorff, les expériences de lumière électrique qu'elle permet de faire dans les gaz raréfiés et que reproduit, d'après nature, une des planches en couleur.

Les Phénomènes de la physique contiennent, en effet, onze belles planches imprimées en couleur et quatre cent cinquante gravures sur bois intercalées dans le texte, qu'elles complètent, en rendant parfaitement claires, pour tous les esprits, les explications scientifiques les plus difficiles et les plans compliquées. De pareils livres n'honorent pas moins, comme on le voit par ces chiffres, les éditeurs que l'auteur. La librairie Hachette aura bien mérité cette année de la science et du public. Car, outre les Phénomènes de la physique de M. Guillemin, et l'Univers de M. Poucbet, elle publie aussi la Terre, par M. Elisée Reclus, dont nous parlerons dans un prochain numéio.

(Illustration, du 7 décembre. — A. Joanne.)

On ne s'est certainement jamais préoccupé autant qu'aujourd'hui de vulgariser les notions scientifiques. Les savants en ont bien appelé, depuis l'époque où l'on pouvait les accuser de parler un langage toujours hérissé de termes incompréhensibles pour le vulgaire, et entremêlé de formules capables de faire fuir. ceux qui auraient eu d'abord quelque envie de pénétrer les secrets de la science, sans une initiation préalable. Au contraire, il n'est pas de moyen qu'on ne cherche maintenant à réunir pour attirer et captiver l'attention de ceux que les savants appellent les gens du monde, autour des phénomènes que là science a produits ou expliqués. Cours publics ou conférences, ouvrages écrits avec la forme la plus littéraire ou avec les plus splendides illustrations, je a entreprendrai pas d'énumérer toutes les séductions qu'on a mises en œuvre : je n'arriverais jamais à les citer toutes.

C'est une tentative de ce genre, et certainement une des plus heureuses, que vient de faire M. Amédée Guillemin. Son livre des Phénomènes de la physique est un des plus beaux qu'on ait faits dans ce genre; il m'a paru aussi être un de ceux qui sontfe plus réellement au courant des résultats récents. L'auteur n'a pas eu, il le dit lui-même, la prétention d'écrire un Cours de physique, mais de donner aux gens du monde quelques fdées suffisamment claires et justes, et d'aplanir la voie, pour les premiers pas, à ceux qui voudraient ensuite pousser plus loin le voyage à la découverte. Ajoutons qu'il a rendu les premières étapes de ce voyage assez attrayantes pour qu'on puisse être tenté de les parcourir avec lui de nouveau, lors même qu'on les a déjà faites d'une manière plus sévère.

M. Guillemin expose successivement les phénomènes qui se rapportent à la Pesanteur, à la Chaleur, à la Lumière, au Son, à l'Électricité et au Magnétisme, et dans chacun de ces grands ordres de phénomènes, il a placé, après l'énumération des expériences ou des observations qui sont dues aux physiciens qui nous ont précédés, celles qui ont été faites par les physiciens modernes et qui caractérisent plus spécialement l'état actuel de nos connaissances physiques.

C'est ainsi que dans le second livre, qui est consacré à l'Acoustique, après les recherches faites à la fin du siècle dernier et au commencement du siècle actuel, sur la production et la propagation du son, sur les lois des vibrations sonores dans les cordes et dans les tuyaux, viennent l'étude optique des sons et celle du timbre des sons musicaux, qui datent l'une et l'autre de quelques années à peine.

C'est ainsi que dans le troisième livre, qui traite de l'Optique, a la suite d'un exposé des résultats acquis depuis plusieurs siècles sur la propagation, la réflection, la réfraction et la décomposition de la lumière, se trouve un exposé non moins étendu des magnifiques découvertes qui nous sont contemporaines, sur l'origine du spectre solaire, sur l'analyse spectrale, sur la phosphorescence, et même sur ces phénomènes dont la théorie se rattache aux parties les plus élevées de la science et qui se rapportent à la polarisation et à l'interférence.

C'est ainsi encore que dans le sixième livre, consacré à l'Électricité, après avoir décrit la machine électrique, la bouteille de Leyde,là pile, et les expériences les plus remarquables que ces instruments permettent de réaliser, l'auteur consacre la fin de ce livre à l'électromagnétisme, à l'induction, à la lumière électrique, dont quelques applications récentes sont maintenant connues de tous et semblent presque au moment de pénétrer dans la vie usuelle.

J'ai voulu seulement citer ici quelques exemples des parties traitées dans l'ouvrage, et non pas en taire une énumération complète. Ce que je n'ai pas signalé chemin faisant, parce qu'il aurait fallu le faire à chaque pas, c'est la beauté des planches qui servent à rendre le texte intelligible, sans la vue des phénomènes eux-mêmes. La planche consacrée à la lumière électrique dans les gaz raréfiés, -celles qui reproduisent deux des cercles ou des gammes de couleurs de M. Chevreul, celles qui représentent les phénomènes produits par les réseaux, me paraissent extrêmement remarquables au point de vue de la richesse de l'exécution et de la réalité de l'effet. C'est un progrès pour lequel on doit de grands éloges à l'éditeur et aux habiles artistes qui ont obtenu ces résultats.

(Hevue de l'instruction publique, 19 décembre. — Fernet.)

11 était impossible à l'homme, entouré comme il l'est de corps dont les modifications sont continuelles, de ne pas chercher à reconnaître les lois et la cause des actions qu'ils produisent. L'homme est poussé par le besoin d'aller toujours en avant, par le besoin de savoir, et il devait obéira ce besoin. Ses connaissances furent longtemps imparfaites, les noyens faciles et certains d'investigation lui manquaient, et il fallait

que le temps les lui apportât. Pendant longtemps il donna dans de erreurs, et de grandes erreurs, dont il lui était impossib! de se garanti malgré les progrès de la civilisation. Cela prouvait au moins sa bonn volonté et son désir d'arriver au vrai. Avec le temps, beaucoup d'erreur qui eurent longtemps cours comme des vérités ont été rectifiées, beau coup de notions inexactes ont acquis de la précision, la lumière s'es faite' sur une multitude de points qui sont devenus clairs, palpables évidents. Avec les investigations poussées ardemment, des faits nouveau ont été découverts et sont venus déverser leur clarté sur des faits voisin et attenant à eux. Des données certaines sont venues servir de bases au .théories et conduire à la connaissance des causes , autant du moin qu'il est possible d'y atteindre ; car, malgré sa science et son intell gence, l'homme n'arrivera jamais à savoir les raisons intimes de beau coup de phénomènes dont Dieu, qui est le premier auteur de tout ce qi se passe dans le monde, s'est réservé le secret. C'est le cas de se souve nirde la parole de Pascal : L'homme ne sait le tout de rien et ne le saur jamais; malgré ses recherches, son travail, sa perfectibilité comme l'o dit si bien, il y aura toujours certaines barrières devant lesquelles sera forcé de reculer, un dernier pourquoi dont il ne saura jamais rendi raison. L'histoire des sciences nous montre l'étendue de l'esprit humait et nous pouvons nous rendre compte des immenses progrès qu'il a fai depuis deux cents ans. On peut voir aussi, en suivant cette histoire, l'ir fluence de certaines époques et de certains hommes sur les connai: sances humaines. Le siècle dernier et le siècle dans lequel nous vivoi ont été féconds en beaux résultats. Plusieurs des hommes qui, dai notre siècle, ont fait faire à la science un pas immense, vivent encort et, aux yeux de la postérité, leurs noms seront, sinon plus célèbres, moins aussi célèbres que ceux des savants qui ont illustré le seizième le dix-septième siècle. Nos connaissances physiques furent d'abord re serrées dans des limites si étroites, que ceux qui tes cultivaient pure aisément les embrasser touLes à la fois; mais avec le temps et l'accroi sèment des connaissances le cadre s'est tellement élargi qu'il a fallu 1 isoler, les partager, parce qu'un même homme se trouvait dans l'in possibilité d'en posséder également bien toutes les parties. C'est dans variété des corps et dans la diversité des aspects sous lesquels on pe les envisager, que l'on a trouvé des caractères propres à justifier '. grandes divisions dont se compose aujourd'hui l'étude de la physiqt La première division est l'astronomie, dont M. Guillemin nous a don l'an dernier un admirable traité; cette année il nous donne égaleme un beau livre des Phénomènes de la physique proprement dite. Il n'ei brasse pas dans son livre tout ce que renferment les traités de physiq ordinaires; les parties qu'il étudie sont : la pesanteur, le son, 'la I mière, la chaleur, le magnétisme, l'électricité et les météores atn sphériques, c'est-à-dire ce qu'il, y a de plus intéressant, de "plus frappa et de plus propre à captiver l'esprit et à satisfaire le besoin qu'a l'homi de se rendre compte d'une multitude de phénomènes dont il est chaq jour le témoin. L'auteur ne s'est pas borné à un simple exposé des fai il a essayé d'en mettre les lois en lumière; c'est certainement une ta' un peu aride, quand on n'appelle pas à son secours le langage si sim et si clair des mathématiques. M Guillemin le dit très-haut, il n'a ni la pensée ni la prétention d'écrire un traité de physique, il 'a te d'aplanir seulement la voie à ceux qui veulent pousser plus loin le études, et, sous ce rapport, nous trouvons qu'il a parfaitement réussi a travaillé à donner aux gens du monde une idée claire et juste de science physique ; son langage est très-clair, parfaitement compr sible et de nature à atteindre toutes les intelligences; pourvu qu'e aient été un peu cultivées. Son livre satisfait éminemment l'invinci tendance de notre esprit qui nous poussé à connaître la raison choses. 450 figures parfaitement dessinées et 11 planches imprimées couleur sont de nature à satisfaire les plus difficiles et à aider gran ment à l'intelligence de ce beau livre qui se lit sans fatigue. L'ouvr de M. Guillemin, redisons-le afin qu'on ne s'y trompe pas, est écrit p ceux qui n'ont ni la volonté ni le temps de devenir des physiciens, p la jeunesse et pour les gens du monde. Il a voulu, comme il l'a fait p l'astronomie, rendre son livre accessible à tous en mettant de côté te la partie mathématique, celle qui fait l'élément essentiel des traités) thodiques de physique ; mais, en revanche, il a consigné les détails plus intéressants sur les parties traitées, les observations et les déc vertes les plus nouvelles. Son livre est composé de telle façon que c qui, désireux de connaître un peu de science, en feront l'acquisiti n'auront pas à s'en repentir. • ■'

{Revue du Monde catholique, janvier. — L'abbé VaillanI

Imprimerie générale ilcch. Laliure, rue de Fleuius, 9, à Taris.

Ifrtif iôf

TRADUITES

PAR

TRES -RICHEMENT ILLUSTREE

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