‹ Œuvres complètes de ShakespeareChapitre 222 sur 447 · CAPITAINE · texte numérisé non relu

CAPITAINE

Le capitaine. — Où allez-vous, en si grande hâte, Sir John Falstoffe?

Falstoffe. — Où je vais? je vais sauver ma vie en fuyant : nous sommes sur le point d'être mis encore en déroute.

Le capitaine. — Comment, vous allez fuir et abandonner Lord Talbot?

Falstoffe. — Oui, et tous les Talbots de la terre pour sauver ma vie. (Il sort.)

Le capitaine. — Lâche chevalier! que la mauvaise fortune t'accompagne. (Il sort.)

Retraite. Escarmouches. Rentrent LA PUCELLE, LE DUC D' ALENÇON, CHARLES et autres, puis ils s'enfuient.

Bedford. — Maintenant, mon âme, pars paisiblement quand il plaira au ciel, car j'ai vu la déroute de nos ennemis. Combien petite est la force des fous humains, et combien petite doit être leur confiance! Ceux qui tout récemment nous bravaient de leurs mépris sont maintenant presque joyeux de pouvoir se sauver par la fuite. (Il meurt et est emporté dans son fauteuil.)

Alarme.

Rentrent TALBOT, LE DUC BOURGOGNE et autres.

Talbot. — Vaincus et vainqueurs dans le même jour! c'est là un double honneur, Bourgogne : cependant c'est au ciel qu'il faut rapporter la gloire de cette victoire.

Le duc de Bourgogne. — Martial et guerrier Talbot, Bourgogne t'enchâsse dans son cœur et il y érige tes nobles actes comme des monuments de valeur.

Talbot. — Je te remercie, gentil duc. Mais où est maintenant la Pucelle? Je suppose que son vieux démon familier est endormi. Où sont main-

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