ACTE .II, SCÈNE III
La Pucelle. Jette les yeux sur ton pays, jette les ye par les ravages dévastateurs du cruel i
la fertile France, et vois ses villes et ses cités effacées (Acte III, se. ni.)
tenant les bravades du bâtard et les railleries de Charles? Quoi! silence de mort? Rouen baisse la tète de chagrin de ce qu'une aussi vaillante compagnie se soit enfuie. Maintenant nous allons prendre quelques mesures pour cette ville et y placer quelques officiers expérimentés ; puis nous irons à Paris rejoindre le roi; car le jeune Henri y est déjà avec ses nobles.
Le duc de Bourgogne. — Ce que veut Lord Talbot plaît à Bourgogne.
Talbot. — Cependant, avant de partir, n'oublions pas le noble duc de Bedford qui vient de décéder, mais veillons à ce que ses obsèques soient célébrées à Rouen : un plus brave soldat ne brandit jamais la lance, un cœur plus doux ne régna amais sur une cour; mais les rois et les plus puissants potentats doivent mourir, car c'est là la fin de la misère humaine. (Ils sortent.)