‹ Œuvres complètes de ShakespeareChapitre 321 sur 447 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Un parc près de Middleham Castle, dans le Yorksliire.

Entrent GLOCESTER, HASTINGS , SIR WILLIAM STANLEY et autres.

Glocester. — Maintenant, Milord Hastings, et vous, Sir William Stanley, cessez de vous étonner que je vous aie conduits dans le plus épais fourré de ce bois. Voici le cas : vous savez que notre roi, mon frère, est prisonnier de l'évêque, qui le traite avec grande déférence et lui laisse grande liberté. Souvent, suivi seulement d'une faible garde, il vient se divertir ici en chassant. Je l'ai averti par des moyens secrets que si, sous prétexte de son divertissement accoutumé, il se rend à cet endroit à peu près à cette heure-ci, il y trouvera ses amis, avec des hommes et des chevaux, pour le délivrer de sa captivité 1

Entrent LE ROI EDOUARD et un chasseur.

Le chasseur. — De ce côté, Milord, car c'est par là que se trouve le gibier.

Le roi Edouard. — Non, de ce côté, l'ami : vois où se trouvent les garde-chasses. — Eh bien, mon frère de Glocester, Lord Hastings et les autres, est-ce que vous vous tenez embusqués ici pour voler le daim de l'évêque ?

Glocester. — Frère, le moment et les circonstances demandent promptitude ; votre cheval est tout prêt au coin du parc.

Le roi Edouard. — Mais où irons-nous alors?

Hastings. — A Lynn, Monseigneur, et. de là embarquez-vous pour les Flandres.

Glocester. — Bien conseillé, je vous assure, car c'était là ma pensée.

Le roi Edouard. — Stanley, je récompenserai ton dévouement.

Glocester. — Mais pourquoi tardons-nous ? Ce n'est pas l'heure de parler.

Le roi Edouard. — Chasseur, que dis-tu? Veuxtu venir avec moi?

Le chasseur. — Mieux vaut agir ainsi, que de lester et d'être pendu.

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