ACTE IV, SCÈNE VII
Warwick. Où est le courrier qui > mon honnête garçon?
de la part du vaillant Oxford? A qu
; distance ton Seigneur est-il d'i (Acte V, se. i.)
les portes vont êlre ouvertes. (// se retire des remparts avec les aldcrmen .)
Glocester. — Un sage et vaillant capitaine, et vite persuadé !
Hastings. — Le bon vieillard serait heureux que tout se passât bien, sans y être mêlé en aucune façon ; mais une fois entrés, je ne doute pas que nous ne lui fassions bien vite entendre raison à lui et à tous ses frères.
Entrent le maire et les aldermen au pied des remparts.
Le roi Edouard. — C'est cela, Monsieur le maire : ces portes ne doivent être fermées que pendant la nuit ou en temps de guerre : voyons, ne crains rien, l'ami, mais donne-moi les clés (// prend les clés), car Edouard défendra la ville, et toi, et tous ces amis qui daignent me suivre.
Bruit de tambours. Entrent MOMGOMMERY et des troupes.
Glocester. — Frère, c'est Sir John Montgommery, notre fidèle ami, si je ne me trompe.
Le roi Edouard. — Soyez Je bienvenu, Sir John! mais pourquoi venez- vous en armes?
Montgomjieky. — Pour aider le roi Edouard dans ses jours de tempête, comme doit le faire tout fidèle sujet.
Le roi Edouard. — Merci, mon bon Montgommery ; mais nous oublions aujourd'hui nos droits à la couronne, et nous réclamons seulement notre duché, jusqu'à ce qu'il plaise à Dieu de nous envoyer le reste.
Montgommery. — En ce cas, portez vous bien, car je m'en vais d'ici ; j'étais venu pour servir un roi et non pas un duc. Tambours , battez,
il — 35
LE ROI HENRI VI
et mettons-nous en marche. {Une marche commence.)
Le roi Edouard. — Non, arrêtez un instant, Sir John, et nous débattrons par quels moyens nous pouvons recouvrer la couronne avec succès.
Montgommery. — Que parlez-vous de débattre? En deux mots, si vous ne vous proclamez pas ici notre roi, je vous abandonne à votre fortune, et je pars pour ramener ces hommes qui étaient venus vous secourir. Pourquoi combattrions-nous, si vous ne prétendez à aucun titre?
Glocester. — Parbleu, mon frère, pourquoi êtes-vous là à épiloguer?
Le roi Edouard — Lorsque nous serons devenus plus forts, nous réclamerons nos droits : jusque-là c'est sagesse de cacher nos desseins.
Hastings. — Arrière la logique scrupuleuse! Ce sont les armes qui doivent parler maintenant.
Glocester. — Et ce sont les âmes hardies qui décrochent le plus vite les couronnes. Mon frère, nous allons vous proclamer immédiatement, et le bruit qui s'en répandra vous amènera de nombreux amis.
Le roi Edouard. — Alors qu'il en soit selon votre volonté ; car c'est mon droit, et Henri ne fait qu'usurper le diadème.
Montgommery. — Oui, à cette heure c'est vraiment mon Souverain qui parle, et maintenant je serai le champion d'Edouard.
Hastings. — Sonnez, trompettes; Edouard sera proclamé ici. Avance, soldat, compagnon d'armes, fais cette proclamation. {Il lui donne un papier. Fanfares.')
Le soldat, lisant. — « Edouard IV, par la grâce de Dieu, roi d'Angleterre et de France, et Seigneur d'Irlande, etc., etc.»
Montgommery. — Et quiconque- nie le droit du roi Edouard, je le provoque en combat singulier avec ceci. {Il jette à terre son gantelet.)
Tous. — Longtemps vive Edouard le quatrième 1
Le roi Edouard. — Merci, brave Montgommery, et merci à vous tous : si la fortune me favorise, je récompenserai cette affection. Maintenant, reposons-nous cette nuit dans York, et lorsque le soleil du matin fera surgir son char au-dessus de la frontière de cet horizon, nous marcherons contre Warwick et ses compagnons, car je sais parfaitement que Henri n'est pas un soldat. 0 téméraire Clarence, comme il te sied mal de flatter Henri et
d'abandonner ton frère ! cependant, nous vous tiendrons tète de notre mieux, à toi et à Warwick. Venez, braves soldats : ne doutez pas de la victoire, et une fois la victoire obtenue, comptez sur une large paie. {Ils sortent.)