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EXTRAITS DES COMPTES RENDUS PUBLIES SUR CES OUVRAGES

M. Henri Taine, réminent auteur de l'histoire de la littérature anglaise, vient de réunir en un volume que publie la librairie Hachette, la partie de son voyage en Italie qui a paru dans la Revue des Deux-Mondes jusqu'à la fin de Décembre. Ce volume nous parle donc de Naples et de Rome, avec un humour, un charme singuliers, et l'intérêt de cette lecture est absolu. Il y a sur la société romaine des pages adorables et finement observées. Le tout est écrit de ce style sobre dans sa construction et un peu voyant dans sa forme, mais fort séduisant au résumé. C'est un grand succès que cette publication.

J, LE SIKE.

[International, du 5 février 1866.)

M. Taine vient de recueillir en un beau volume publié par les soins de ia maison Hachette la série si remarquée et si remarquable des articles publiés par lui sur l'Italie dans la Revue des Deux-Mondes. Ce volume, qui n'est que la première partie d'un grand tout, est intitulé : Rome et Naples, et sera complété par un second tome, aujourd'hui en cours de publication dans le même recueil, et qui s'appellera: Florence et Venise.

M. Taine est certainement un des esprits les plus logiques, et par cela même des plus puissants de ce temps-ci. Ses études, si belles et si profondes sur la littérature anglaise, et ses essais d'histoire et de philosophie, nous ont révélé la portée de son vigoureux esprit. Nous retrouvons les mêmes qualités, à un degré non moins élevé, dans le beau livre sur l'Italie, qui, s'il faut le dire en toute vérité, ne ressemble à aucun des ouvrages inspirés par le même sujet.

Bien que dans son voyage' aux Pyrénées M. Taine nous ait déjà prouvé tout ce que l'on pouvait attendre de son talent descriptif, il s'est bien gardé d'en abuser dans ce livre, où pourtant tout semblait devoir être prétexte à tentation. Il est vraiment impossible de moins décrire. Mais, par un trait rapide, vif et juste, M. Taine n'en excelle pas moins à faire passer de son finie dans la voire l'idée qu'il veut que vous ayez des choses. Esprit singulièrement analytique, inaccessible au parti pris, et sur lequel l'enthousiasme n'a point barré, M. Taine applique aux monuments les procédés de dissection, si j'ose ainsi parler, qui lui ont déjà si bien réussi avec les systèmes philosophiques et littéraires. Accoutumé à suivra l'éncbatuement-des idées et à passer de l'une à l'autre, la vue d'un temple, d'une église, d'un tombeau devient pour lui l'occasion d'une exploration lointaine à travers les siècles écoulés et les civilisations disparues. Nous en revenons avec lui l'esprit tout plein de connaissances nouvelles, et les yeux éblouis do perspectives inattendues. Je ne prendrai point sur moi d'affirmer qu'en plus d'une occasion il r.e lui arrivera point de blesser des traditions respectables et des idées et . • .nvictions depuis longtemps arrêtéesdans les âmes; tout ce que je sais, ( Mt que, ami ou ennemi , il vous forcera à penser pour votre compte et à discuter avec lui. Est-il beaucoup de livres dont vous puissiez en dire autant?

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