‹ Œuvres complètes de ShakespeareChapitre 395 sur 447 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Un appartement dans la maison de Lord Stanley.

Entrent STANLEY et messire CHRISTOPHE URSWICK.

Stanley. — Messire Christophe, dites ceci à Richmond de ma part : mon fils Georges Stanley, est retenu en otage dans la bauge de ce très-sanguinaire sanglier; si je me révolte, la tête de Georges tombe, et la crainte de ce malheur m'empêche de lui porter ma présente assistance. Ainsi, pars; recommande-moi à ton maître : dis-lui en outre que la reine a donné de tout cœur son consentement pour qu'il épousât sa fille Elisabeth. Mais, dis-moi, où est maintenant le royal Richmond?

Urswick. — A Pembroke, ou à Harford West, dans le pays de Galles.

Stanley'. — Quels hommes de renom se groupent autour de lui ?

Urswick. — Sir Walter Herbert, un soldat renommé ; sir Gilbert Talbot, Sir William Stanley, Oxford, le redouté Pembroke, Sir James Blunt, et Rice ap Thomas, avec une troupe vaillante; ainsi que beaucoup d'autres de grand nom et de grande valeur : ils dirigent leurs forces sur Londres, à moins qu'on ne leur livre bataille en route.

Stanley. — Bon, rends-toi auprès de ton maître ; je baise sa main : ma lettre l'informera de mes résolutions. Adieu. (Ils sortent.)

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