‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 135 sur 689 · CÈ\K V · texte numérisé non relu

CÈ\K V

ORB UtTU PARTIE OB LA MAIRE.

Entrent BRUTUS, DARDANIUS , CLTTUS, STRATON et VOLUMNIUS.

BRUTUS

Yenez, tristes restes de mes amis ; reposez-vous sur ce rocher.

CLITUS

Statflius a montré au loin sa torche allumée; et cependant il ne revient point ; il est captif ou mort.

BRUTUS

Assieds- toi là , Clitus. — Carnage est ici le cri et l'action en usage. Écoute , Clitus.

(H lui prie à l'oreille ) CLITUS.

Quoi ! moi, monseigneur 7 Non, non, pour tout l'univers.

BRUTUS

Silence donc , point de paroles.

CLITUS

J'aimerais mieux me tuer moi-même.

BRUTUS

Dardanius, écoule.

DARDANIUS

Moi , commettre une pareille action !

cures.

Oh, Dardanius!

DARDANIUS

Oh, Clitus?

CESAR

CLITUS

Quelle funeste demande Brutus t'a-t-il faite?

DARDANIUS

De le tuer, Clitus. Regarde, le voilà qui médite, cirrus.

Maintenant cette grande aine est si pleine de douleur, que sa douleur la surmonte et se répand en larmes.

BRUTUS

Approche, bon Yolumnius. Un mot; écoute.

VOLUMNIUS

Que veut monseigneur?

BRUTUS

Ceci , Yolumnius. L'ombre de César m'est apparue par deux fois dans la nuit ; une fois à Sardis, et la nuit dernière ici, dans les champs de Philippes. Je sais que mon heure est venue.

VOLUMNIUS

Non, monseigneur, non.

BRUTUS

Elle est venue, j'en suis certain, Yolumnius. Tu vois ce monde, Yolumnius, et comment tout s'y passe. Nos ennemis nous ont battus et chassés jusqu'au bord de la tombe. (Alarme.) Il est plus noble de nous y lancer nous-mêmes que d'hésiter et d'attendre que leurs bras nous y précipitent. Bon Yolumnius, tu sais que nous fûmes aux écoles ensemble. En souvenir de ce temps , de notre ancienne amitié, tiens, je t'en prie, la poignée de mon épée , tandis que je me jette sur le fer.

VOLUMNIUS

Ce n'est pas l'office d'un ami , monseigneur!

(NoutcIIc alarme.)

CUTUS.

Fuyez, fuyez, monseigneur. Il n'y a plus dr sûreté dans ce heu.

BRUTUS

Adieu, vous; et vous, et vous, Yolumnius. — Straton , tu es resté tout ce temps accablé de sommeil; adieu toi aussi, Straton. —Compatriotes, mon cœur sent une joie : c'est que du moins dans tout l'espace de ma vie, je n'ai pas trouvé un homme qui ne me fût fidèle. Je recueillerai plus de gloire dans ce jour de pertes, qu'Octave et Marc- Antoine n'en obtiendront par cette vile conquête. Ainsi, adieu tous à la fois; car la bouche de Brutus a presque terminé l'histoire de sa vie. La nuit suspend ses ombres sur mes yeux ; et mes uiein-

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