ACTE I, SCENE VI. 207 ! LARTICS
Adien , le plus brave des Romains. — Vous , allez ; rassemblez sur la place , au son de la trompette, tous les officiers de la ville : c'est la que je leur ferai connaître mes intentions. Partez.
' (M» «orient.)
nlinoo toujours an loin. Entrent Lutin* , me na trompette. )
MARCIUS
Voyez ces maraudeurs ! A quel indigne prix ils mettent leur bonneur ! De vils ustensiles de fer et de plomb, des meubles usés, de misérables dépouilles que des bourreaux dédaigneraient ; ces bas esclaves ! voilà le butin dont ils se chargent avant que le combat soit fini. Tombons sur eux. — Mais écoutez, quel fracas autour du général ennemi ? — Volons à lui ! — C'est là qu'est l'homme que mon cœur hait ; c'est Aufidius qui enfonce nos Romains. Allons, vaillant Titus, prenez un nombre de soldats suffisant pour garder la ville ; tandis que moi , avec ceux qui ont du cœur, je vole au secours de Cominius.
LARTICS.
Digne seigneur , ton sang coule : lu as trop fatigué dans ce premier choc pour entreprendre un second combat.
MARCIUS
Ne me louez point, seigneur; l'ouvrage que j'ai fait ne m'a point encore échauffé. Je vous quitte. Ce sang que je perds me soulage au lieu de m'affaiblir. C'est dans cet état que je veux paraître devant Aufidius, et le combattre.
LARTIUS.
O brillante déesse , fortune , si tu chéris les braves , prodigue donc ton amour à ce héros , et que tes charmes puissans aveuglent l'épéc de ses ennemis ! Cœur intrépide ! que la prospérité soit ta compagne fidèle !
MARCIUS
Ton ami , aussi tendre que ceux qu'elle place au plus haut rang Ainsi , adieu.