ACTE II, SCÈNE I
comme si notre Angleterre était son patrimoine , cl qu'il y fût le premier béri lier offert à l'espérance de nos sujets,
GREEN
Il est parti; bannissons avec loi tontes ces idées.... Maintenant, songeons aux rebelles soulevés dans l'Irlande; il faut, mon prince, se bâter de leur faire face, avant que de plus longs délais multiplient leurs moyens à leur avantage et à la ruine de votre majesté.
RICHARD
Nous voulons aller nous-méme en personne à cette guerre; et comme nos trésors, vu l'affluence de notre cour et l'étendue de nos largesses, sont devenus un peu légers, nous nous trouvons forcé d'affermer notre royaume pour fournir à nos entreprises présentes. Si ce revenu ne suffisait pas , nous laisserons des blancs-seings à nos lieutenans qui gouverneront en notre absence ; ils auront ordre de les souscrire des noms des riches, lorsqu'ils seront parvenus a les connaître , et de leur imposer de grandes sommes d'or, qu'ils nous en-
verront pour foire face à nos besoins ; car nous voulons partir sans délai pour l'Irlande.
RICHARD
Quelles nouvelles , Bushy î
Le vieux Jean de Gaunt, seigneur, ei reusement malade ; il a été pris de mal subitement , et il a envoyé un exprès en diligence pour prier votre majesté d'aller le visiter.
RICHARD
Ou est-U?
BUSHY
A Ély-Housc.
Ciel , inspire à son médecin la pensée de l'aider à descendre promptement dans la tombe. La doublure de ses coffres fera des habits pour équiper nos soldats qui combattent contre les Irlandais. — Venez , Messieurs , allons tous le visiter ; prions le ciel qu'en faisant diligence nous arrivions trop tard.