‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 288 sur 689 · SALISBURY · texte numérisé non relu

SALISBURY

Attendez encore un jour , fidèle Gallois : le roi met toute sa confiance en vous.

RICHARD II

LE CAPITAINE

On croit le roi mort. Noos ne resterons pas davantage ; les lauriers de nos contrées sont tous flétris et séchés. D'étranges météores étonnent les astres du firmament ; la pâle lone jette sur la terre une lueur sanglaute; et des prophètes, au visage hâve , murmurent à l'oreille et annoncent d'effrayantes révolutions. Les riches sont consternés, et les aventuriers dansent et bondissent de joie; les premiers, dans la crainte de perdre la fortune qu'ils possèdent ; les autres , par l'espoir de s'en faire une par le carnage de la guerre. Ces signes présagent la mort ou la chute des rois. — Adieu ;

nos compatriotes se sont dispersés, que leur roi Richard est mort.

SALISBCBY.

Ah ! Richard, c'est avec une douleur profonde que je vois ta gloire, comme ces feux tombant de l'atmosphère , se précipiter du firmament dans la poussière de la terre. Ton soleil se couche chargé de nuages , et s'abîme sous l'occident, annonçant les orages, les terreurs et les maux prêts à fondre ; tes amis ont fui et se sont joints à tes ennemis ; tous les événement pri fatal à ton bonheur.

(Il tort.)

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