‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 320 sur 689 · LE PALEFRENIER · texte numérisé non relu

LE PALEFRENIER

Avec tant de fierté qu'il semblait dédaigner la terre.

RICHARD

Quoi ! il est si fier de porter Bolingbroke ! Et cet animal ingrat mangeait le pain dans ma main royale ; et il était fier quand il sentait ma main le caresser! Ne devait-il pas broncher et renverser ( car l'orgueil doit être précipité tôt ou tard ) l'orgueilleux qui avait usurpé sur lui la place de son maître? — Pardonne-moi, pauvre animal; j'ai tort de te faire des reproches , à toi , qui as été créé pour être soumis à l'homme, et qui es né pour le porter. Moi, qui étais (Tune plus noble espèce, je porte le fardeau comme une stupide bête de charge , et me laisse harceler et enfoncer l'éperon dans les flancs , sous les mouvemens ambitieux du hautain Bolingbroke.

(Bnlre le gtôlicr «tec on plat.) LE GEOLIER an palafttuiar.

Garçon, fais place : il n'y a pas à rester davantage.

Si tu m'aimes, il est temps que tu te retires.

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