LE BOL
bois ici le bienvenu ; je viens de commencer ta fortune : c'est un arbrisseau que plantent mes mains , je vais le cultiver avec soin , et je veux le voir se couronner des plus beaux fruits. — Noble Banquo, tu n'as pas moins mérité de nous, et je déclare publiquement que tu n'as pas moins fait pour notre gloire. Laisse-moi t'embrasser et te serrer contre mon coeur.
BANQUO
Si je prends racine dans le cœur de mon roi , c'est lui qui en moissonnera les fruits.
LE ROI
Ma joie ne connaît plus de borne : elle éclate et se répand hors de moi avec tant d'excès et de violence, que je cherche à la voiler par des pleurs, à calmer ses transports par des idées plus sombres , par une perspective plus triste dans l'avenir.— Mes enfans , et vous que le sang nous unit, vous , grands , qui approchez le plus près de mon trône , sachez aujourd'hui que nous voulons transmettre notre couronne à Malcolm , l'atné de nos enfans : dès ce moment , nous le nommons prince de Cumbcrland. Ce titre n'appartient qu'à lui seul, et ne peut être partage ; mais d'autres dignités, comme autant d'étoiles autour de l'astre, brilleront sur la tête de tous ceux qui ont mérité nos bienfaits. — Partons pour Inverness; je veux resserrer les liens qui m'attachent à toi.
MACBETH
Le repos devient fatigue pour moi , dès que je ne suis plus employé à votre service. Je veux moi-même être le messager qui comblera de joie mon épouse, en lui annonçant l'arrivée de votre majesté... Je pars en prenant humblement congé d'elle.
LE ROI
Mon digne Cawdor.
MACBETH a parc
Le prince de Cumberland ! Voilà un obstacle qu'il me faut franchir, ou ma chute est certaine; car il se trouve dans mon chemin. — Étoiles , cachez vos feux ; que la nuit même ne voie pas mes profonds et noirs désirs ; que ma main se cache de mes yeux! Mais qu'il s'accomplisse, l'acte que mes yeux frémiraient de voir exécuté!
(Il Met.)
LE BOI
Oui, digne Banquo, c'est un guerrier d'une valeur extraordinaire; et mon ame se repaît avec