ACTE IV, SCÈNE L
qu'a a encouru sa disgrâce. Seigneur , j n'apprendre où il s'est réfugié!
LE SEIGNEUR
Le Dis aîné de Duncan , à qui le tyran retient son légitime héritage , est maintenant à la cour du roi d'Angleterre. Le vertueux Edouard lui a fait un accueil si gracieux , que la malveillance de la fortune ne lui a rien fait perdre de la considération due à son rang. C'est là que Macduff est allé demander au roi son secours , et le prier d'éveiller la valeur de Northumbcrland, et du belliqueux Siward , afin que secondés d'eux , et de l'être qui règne au haut des cieux et qui approuve notre entreprise, nous puissions goûter encore la douceur de prendre notre nourriture sans alarmes, et dormir d'un sommeil paisible pendant les nuits , affranchir nos fêtes et nos banquets des poignards homicides , payer un hommage fidèle à un maître légitime , et recevoir les honneurs de sa loyale reconnaissance : tous avantages dont la perte nous fait gémir aujourd'hui. — Ce récita tellement irrité le roi, qu'il se prépare avec ardeur a quelque expédition guerrière.
A-t-il envoyé vers Macduff ?
LE SEIGNEUR
Oui , et le sombre messager ayant reçu de lui pour réponse décidée à son invitation : » Moi 1 non, » lui a tourné le dos en murmurant, comme s'il lui eût dit : « Vous vous repentirez du moment ou vous m'avez chargé du fardeau de cette réponse. »
IENOX.
Et c'est un bon avis pour lui de songer 1 se tenir dans l'éloignement que lui conseille la prudence. Que quelque ange du ciel devance Macduff, et vole à la cour d'Angleterre annoncer son message , avant qu'il arrive lui-même ; et qu'une prompte bénédiction du ciel et de rapides secours puissent bientôt soulager notre patrie et opprimée sous une main détestable 1
Mes prières accompagnent ses pas.
(Il* (orient.)