LES DUCS D'ALBANIE ET DE CORNODAILLES
Cher seigneur, arrêtez.
LE COMTE DE KENT
Donne , si tu veux , la mort à ton médecin ; mais du moins emploie à guérir ton mal funeste le salaire que tu lui aurais donné. Révoque ton décret de partage ; ou , tant que ma bouche pourra trouver une voix, je te dirai que tu fais mal
LEAR
Rebelle , écoute. Tu as tenté de nous faire vio* 1er notre serment , ce que nous n'avons encore jamais osé. Par un orgueil obstiné , tu as cherché à t'interposer entre notre arrêt et son exécution. De ces deux excès, nou*e caractère et notre rang ne peuvent endurer le premier, et toute notre puissance ne pourrait pas légitimer le second. Reçois donc ton salaire. Nous t'assignons des provisions pour te nourrir cinq jours, et te mettre à l'abri des désastres de la vie ; mais le sixième , je t'ordonne de tourner à nottre royaume ton dos détesté ; et si , le dixième , ton corps proscrit est trouvé dans l'enceinte de nos domaines, ce moment sera celui de ta mort. Disparais. Par Jupiter ! cet arrêt ne sera pas révoqué.
LE COMTE DE KENT
Roi, sois heureux : adieu. Puisque tu veux te conduire ainsi, la liberté est loin de ta présence , et l'exil est ici. — (ACordeiia.) Jeune fille, que les dieux te prennent sous leur tendre protection, loi qui penses avec justesse, et qui as parlé avec sagesse ! (a Regaa «t Goneni. ) Vous, puissent vos actions répondre à l'emphase de vos discours, et vos protestations de tendresse se justifier par les effets ! C'est ainsi , princes , que Kent vous fait à tous ses adieux. Il va porter sa vieillesse dans une nouvelle patrie, et se plier, à son âge , à d'autres mœurs.
(Il .OTLJ
(Reelre le conte de Gloeetler avec le roi de France, le dot de Uourgogne , et leur talle.)
LE COMTE DE GLOCESTER
Mon noble souverain , voici les princes de France et de Bourgogne.