‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 405 sur 689 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

LE DUC DE CORNOCAILLES

Hetirons-nous ; nous sommes menacés d'un

(On

I* temp<te.)

REGAN.

Cette maison est petite : le vieillard et sa suite ne peuvent s'y loger commodément.

C'est sa faute s'il se tourmente et se prive luimême du repos : il est bon qu'il se ressente de sa folie.

REGAN.

Pour lui personnellement , je le recevrai avec plaisir ; mais pas un de sa suite avec lui

GONERH-

C'est aussi mon intention. — Mais où est le comte de Gtocester?

LE DUC DE CORNOUAILLES

Il a suivi le vieillard. — Mais le voilà qui revient.

LE COMTE DE GLOCESTER

Le roi est dans une fureur inconcevable.

LE DCC DE CORNOUAJLLES

Où va-t-il?

LE COMTE DE GLOCESTER

Il a demandé des chevaux ; mais j'ignore où il

LE DUC DE CORNOUAILLES

Le mieux est de le laisser suivre son caprice ; il se conduira lui-même.

GONERIL

Monseigneur, ne le pressez nullemenl

LE COMTE DE GLOCESTER

Hélas 1 la nuit s'avance, les vents à souffler avec violence. A peine dans l'espace de plusieurs milles peut-on trouver l'abri d'un seul buisson aux environs.

Ob ! seigneur, aux tinés, les maux qu'ils s'attirent eux-mêmes doi- ; vent leur faire la leçon. Fermez vos portes. Ceux ' qui le suivent sont des gens déterminés ; ils peui vent abuser de son état de faiblesse, et la prudence ' nous avertit de c

vent se porter.

LE DUC DE CORNOUAILLES

Fermez vos portes , monseigneur. Voilà une cruelle nuit. Ma Regan est de bon conseil : évitons l'orage.

(Ua lorteai.)

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