ACTE III, SCÈNE I
LE DUC DE CORNOCAILLES
Hetirons-nous ; nous sommes menacés d'un
(On
I* temp<te.)
REGAN.
Cette maison est petite : le vieillard et sa suite ne peuvent s'y loger commodément.
C'est sa faute s'il se tourmente et se prive luimême du repos : il est bon qu'il se ressente de sa folie.
REGAN.
Pour lui personnellement , je le recevrai avec plaisir ; mais pas un de sa suite avec lui
GONERH-
C'est aussi mon intention. — Mais où est le comte de Gtocester?
LE DUC DE CORNOUAILLES
Il a suivi le vieillard. — Mais le voilà qui revient.
LE COMTE DE GLOCESTER
Le roi est dans une fureur inconcevable.
LE DCC DE CORNOUAJLLES
Où va-t-il?
LE COMTE DE GLOCESTER
Il a demandé des chevaux ; mais j'ignore où il
LE DUC DE CORNOUAILLES
Le mieux est de le laisser suivre son caprice ; il se conduira lui-même.
GONERIL
Monseigneur, ne le pressez nullemenl
LE COMTE DE GLOCESTER
Hélas 1 la nuit s'avance, les vents à souffler avec violence. A peine dans l'espace de plusieurs milles peut-on trouver l'abri d'un seul buisson aux environs.
Ob ! seigneur, aux tinés, les maux qu'ils s'attirent eux-mêmes doi- ; vent leur faire la leçon. Fermez vos portes. Ceux ' qui le suivent sont des gens déterminés ; ils peui vent abuser de son état de faiblesse, et la prudence ' nous avertit de c
vent se porter.
LE DUC DE CORNOUAILLES
Fermez vos portes , monseigneur. Voilà une cruelle nuit. Ma Regan est de bon conseil : évitons l'orage.
(Ua lorteai.)