‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 413 sur 689 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

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LE DUC DE CORNOUAILLES n EDMOND.

LE DUC DE CORNOUAILLES

Je veux être vengé de lui avant de quitter son château.

Cependant , seigneur, on pourrait me faire un : crime d'avoir étouffé la voix de la nature pour être fidèle à mon prince. Cette pensée me donne quelques scrupules.

LE DUC DE CORNOUAILLES

Je vois maintenant qu'il ne faut pas tant en accuser son naturel dépravé , si votre frère en a voulu à sa vie. Sans doute son mérite méprisé s'est irrité contre la méchanceté de ce pervers.

LE ROI LEAR

EDMOND

Que ma destinée est cruelle, qu'il faille me repentir d'être juste ! — Oui , voici la lettre dont il m'a parlé : elle prouve qu'il est d'intelligence avec les Français , dont il sert les intérêts. O dieux , que n'avez-vons prévenu cette trahison , ou du moins, que je ne fusse pas choisi pour en être le délateur 1

US DUC DE CORNOUA1LLE3

Suis-moi chez la duchesse.

EDMOND

Si les nouvelles dont cette lettre vous a instruit sont vraies , quelles affaires vous allez avoir sur les bras!

LE DCG DE CORNOEA1LLES.

Fausses ou vraies , elles t'ont fait comte de GIocester. Découvre où peut être ton père , et prenons des mesures pour nous saisir de lui»

EDMOND fe part.

Si je le trouve assistant le roi, cette circonstance augmentera encore les soupçons. — Je continuerai de vous être fidèle , quoique j'aie un rude combat à soutenir entre vous et la nature.

LE DUC DE COENOCArilES.

Va , je mets toute ma confiance en toi; si le sort t'enlève un père , tu en trouveras un plus tendre en moi.

(1U Portait.)

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