‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 418 sur 689 · UN DES SERVITEURS · texte numérisé non relu

UN DES SERVITEURS

Arrêtez , monseigneur. Je vous ai servi dès ma plus tendre enfonce ; mais je ne vous rendis jamais de plus grand service qu'en vous priant de

REGAN.

Qu'est-ce, chien que vous êtes?

LE SERVITEUR

Si vous portiez barbe au menton , je la secoue*

{ U dégaina al court car l«J.) LE SERVITEUR.

Eh bien ! avancez , exposez- vous a ma fureur.

( II* m ballant . et U» due e»t bietrt.) REGAN, à an «aire valet.

Donne- moi ton épéc. — Un paysan se dresser

. Eliraient par derrière ai la taa.)

LE ROI LEAR

LE SERVITEUR

Oh ! je sais mort !— Monseigneur, il vous reste encore un œil pour voir quelque malheur foudre sur vous. Oh!

(H meurt.) LE DUC DE CORNOUAILLBS.

Empêchons-le de voir. (0 luicrère r««tr« «il.) Dehors, vile marmelade ; où est maintenant ta lumière?

LE CONTE DE GLOŒSTER

Oh ! dans les ténèbres , et sans consolation ! — Où est mou fils Edmond ? — Edmond , ranime en toi toutes les étincelles d'amour qu'y sema la nature, et venge cet horrible forfait.

REGAN.

Hors d'ici, traître t Tu implores le secours d'un homme qui t'abhorre : c'est lui-même qui nous a dévoilé tes trahisons; il est trop homme de bien pour avoir pitié de toi.

LE COMTE DE GLOCESTER

O insensé que j'étais ! Edgar fut donc calomnié ! Dieux, pardounez-moi mon injustice, et le rendez heureux!

REGAN.

Allez, chassez-le à la porte, et qu'il flaire son chemin d'ici à Douvres.— Eh bien, monseigneur, comment vous trouvez-vous.7

LE DUC DE CORNOUADLLES

J'ai reçu une profonde blessure.— Venez, madame. — Chassez-moi ce traître aveuglé. — Qu'on jette sur le fumier le cadavre de cet esclave. — Regan , je perds mon sang , cette blessure est venue bien mal à propos : donnez-moi votre hras.

( Il iort t'appajant »«r l» bru do Rtgao ; — le* *errit«ur»CTniiir. Dent Gloce»ter dehors.)

PREMIER SERVITEUR

S'il faut que cet homme prospère, je m'abandonne désormais, sans remords, à tous les crimes.

SECOND SERVITEUR

Si cette femme obtient une longue vie, et ne trouve la mort qu'au terme d'une paisible vieillesse , toutes les femmes vont devenir autant de monstres.

PREMIER DOMESTIQUE

Suivous le vieux comte, et trouvons-lui quelque pauvre mendiant qui le conduise où il voudra aller; son désespoir est fait pour tout tenter.

SECOND DOMESTIQUE

Va, toi. Moi, je vais chercher un peu de filasse et de blanc d'œuf pour mettre sur son visage tout ensanglanté. O ciel! daigne le secourir.

(Ils «orient chacun de leur rtté.i

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