ACTE I, SCÈNE I
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cation , et vous m'avez élevé comme on paysan , en cherchant à étouffer, à éloigner de moi toutes les qualités d'an gentilhomme. Je sens l'aine et la noblesse de mon père croître dans mon sein , et je ne souffrirai pas plus long-temps votre injustice : procurez-moi donc les exercices qui conviennent à un gentilhomme, ou bien donnez-moi le chétif lot que mon père m'a laissé par son testament , et avec cela j'irai chercher fortune.
OLIVIER
Que prétends- tu faire avec ce lot? Mendier, sans doute , après que tu l'auras dépensé ? Alloua, soit, monsieur; venez, entrez. Je ne veux plus être chargé de vous : vous aurez une partie de ce que vous demandez. Laissez-moi aller, je vous prie-
ORLANDOv
Je ne veux point vous offenser an delà de ce que mon intérêt exige.
OLIVIER
Retire-toi avec loi , toi , vieux chien»
ADAM
Vieux chien t c'est donc la ma récompense? — Vous avez bien raison , car j'ai perdu mes dents à votre service. Dieu soit avec l'ame de mon vieux maître ! Il ne m'aurait jamais outragé d'une semblable tpithète.
(OrUod© ei Adtn *orl*«l.) OLIVIER.
Oui , en est-il ainsi? Commencez- vous à prendre un ton ? J'abaisserai votre insolence, et encore je ne vous douncrai pas les mille écus ; non. — HolàlDennis!
(EniNDenab.)