SCÈNE PREMIÈRE
LE DUC, LES SEIGNEURS et OLJYIER.
LE DUC
Quoi ! ne l'avoir point vu depuis ? Monsieur, monsieur, cela ne peut pas être; et si la clémence ne dominait pas dans mon caractère , toi présent , je n'irais pas chercher plus loin d'autre objet de ma vengeance; mais songes-y bien, déterre ton frère en quelque endroit qu'il soit, cherche-le aux flambeaux ; je te donne un an pour me l'amener mort ou vif; sinon renonce à l'espoir de reparaître et de vivre sur notre territoire. Jusqu'à ce que tu puisses te justifier par la bouche de ton frère, des soupçons que nous avons contre toi, nous saisissons dans nos mains tes terres et tout ce que tu peux avoir de propriétés qui vaillent la peine d'être saisies.
OLIYTKB.
Oh ! si votre altesse pouvait lire dans mon cœur ! Jamais je n'aimai mon frère de ma vie.
LE DUC
Tu n'en es qu'un plus grand scélérat. — Allons , chassez-lc de mon palais, et que mes officiers préposés pour cette partie procèdent à l'estimation de sa maison et de ses terres ; qu'on le fasse sans délai , et qu'il sorte sur-le-champ.
«ortrai.)