ACTE V, SCÈNE II
Vous aimez cette
vous savant ?
Non,
WILLIAM-
TOTJCHSTONE.
Cb bien, apprenez de moi ceci : avoir, c'est ro>ir; car c'est une figure de rhétorique, que la boisson , étant versée d'une coupe dans un verre, en -remplissant l'un, vide l'autre. Tous vos écrivains sont d'accord que ipse c'est lui : ainsi vous n'êtes pas ipso ; car c'est moi qui suis lui.
WILLIAM
Quel lui, monsieur?
TOUCHSTONB.
Le lui, monsieur, qui doit épouser cette fille : ainsi, vous, paysan, abandonnez, c'est-à-dire, en langage vulgaire, laissez... la société, qui, en style de campagne, est la compagnie de cette femelle; — qui, en langage commun, est une femme. Et le tout ensemble se réduit à dire: Renonce au plus vite à la société de cette femelle ; ou, paysan, tu péris, ou, pour te faire mieux comprendre, tu meurs; ou si tu l'aimes mieux, je te tue, je te congédie de ce monde, je traduis ta vie en mort, ta liberté en esclavage, et je t'arrangerai avec le poison, ou la bastonnade, ou le fer; je me ferai ton adversaire , et je fondrai sur toi avec ruse et politique; je te tuerai de cent cinquante manières : ainsi, tremble et déloge.
AUDREY
Va-t-en, bon William.
WILLIAM
Dieu vous tienne en joie , monsieur !
l'Ilwrt.)
(Bain Coite.)
CORIN.
Notre maître et notre maîtresse vous cherchent : allons, partez, partez.
Troue, Audrey, trotte, Audrey. Je te suis, je te suis.